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[[File:Catherine_of_Siena.jpg|thumb|alt=caption|Catherine de Sienne. Église Santa Maria del Rosario à Prati, Rome. (XIXe siècle ?)]]
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'''Catherine de Sienne''' (25 mars 1347 – 29 avril 1380) était une mystique italienne, défenseuse du pape et de l'Église. Elle était une incarnation antérieure d'[[Elizabeth Clare Prophet]].
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'''Catherine de Sienne''' (25 mars 1347 – 29 avril 1380) était une mystique italienne, défenseuse du pape et de l'Église. Elle était une incarnation antérieure d'[[Special:MyLanguage/Elizabeth Clare Prophet|Elizabeth Clare Prophet]].


<span id="Early_life"></span>
<span id="Early_life"></span>
== Enfance et jeunesse ==
== Enfance et jeunesse ==


À l'âge de six ans, lors d'une expérience religieuse intense, Catherine vit la figure rayonnante du Christ-Roi lever la main et la bénir. Il était assis sur un trône, couronné d'une mitre et entouré des apôtres Pierre, [[Saint Paul|Paul]] et [[Jean le Bien-Aimé|Jean]]. Convaincue que sa vocation était d'être dans le monde sans être du monde, elle devint à l'âge de seize ans sœur pénitente, membre du tiers ordre dominicain qui porte un habit mais n'est pas confinée dans un couvent.  
À l'âge de six ans, lors d'une expérience religieuse intense, Catherine vit la figure rayonnante du Christ-Roi lever la main et la bénir. Il était assis sur un trône, couronné d'une mitre et entouré des apôtres Pierre, [[Special:MyLanguage/Saint Paul|Saint Paul]] et [[Special:MyLanguage/John the Beloved|Jean le Bien-Aimé]]. Convaincue que sa vocation était d'être dans le monde sans être du monde, elle devint à l'âge de seize ans sœur pénitente, membre du tiers ordre dominicain qui porte un habit mais n'est pas confinée dans un couvent.  


Pendant les trois années qui suivirent, Catherine resta cloîtrée dans une petite pièce de la maison de son père, menant une vie d'austérité, de solitude et de silence, se retirant dans la « cellule intérieure » de la connaissance de Dieu et d'elle-même, comme elle décrivait sa communion avec le Seigneur. Elle eut de nombreuses visions et conversations avec [[Jésus]], qui culminèrent dans le mariage spirituel avec le Christ. Au cours de cette période, Catherine reçut l'enseignement de Jésus : « Moi, rien ; Dieu, tout. Moi, non-être ; Dieu, Être. » Cette vérité fondamentale lui inspira l'humilité et la conviction qui lui permirent d'affronter les forces qui menaçaient l'Église et la société au cours du XIVe siècle turbulent.  
Pendant les trois années qui suivirent, Catherine resta cloîtrée dans une petite pièce de la maison de son père, menant une vie d'austérité, de solitude et de silence, se retirant dans la « cellule intérieure » de la connaissance de Dieu et d'elle-même, comme elle décrivait sa communion avec le Seigneur. Elle eut de nombreuses visions et conversations avec [[Special:MyLanguage/Jesus|Jésus]], qui culminèrent dans le mariage spirituel avec le Christ. Au cours de cette période, Catherine reçut l'enseignement de Jésus : « Moi, rien ; Dieu, tout. Moi, non-être ; Dieu, Être. » Cette vérité fondamentale lui inspira l'humilité et la conviction qui lui permirent d'affronter les forces qui menaçaient l'Église et la société au cours du XIVe siècle turbulent.  


[[Fichier:1018px-Giovanni di Paolo Le mariage mystique de sainte Catherine de Sienne.jpg|miniature|verticale|Le mariage mystique de sainte Catherine de Sienne, Giovanni di Paolo (vers 1460 ou avant)]]
[[File:1018px-Giovanni di Paolo The Mystic Marriage of Saint Catherine of Siena.jpg|thumb|upright|Le mariage mystique de sainte Catherine de Sienne, Giovanni di Paolo (vers 1460 ou avant)]]


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<span id="Defending_the_Church"></span>
== Defending the Church ==
== Défendre l'Église ==
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Sur les conseils de Jésus, Catherine reprit une vie publique à Sienne, où elle s'occupa des pauvres et des malades. Sa réputation de spiritualité se répandit, et elle fut entourée d'un cercle d'adeptes issus de tous les horizons qui l'appelaient leur « douce mère sainte ». Catherine agit en tant que pacificatrice et diplomate afin de ramener la paix en Italie et de réformer l'Église. Elle voyagea beaucoup et adressa des centaines de lettres aux prélats et aux souverains de l'époque, leur donnant des conseils et des avis, tout en dénonçant directement leurs méfaits. Partout où Catherine allait, prêchant, enseignant et guérissant, elle apportait un renouveau spirituel et ramenait des milliers d'âmes vers l'Église.
At Jesus’ direction Catherine returned to public life in Siena, where she tended the poor and the sick. As her reputation for spirituality became known, there gathered around her a circle of devotees from all walks of life who called her their “sweet holy mother.Catherine acted as a peacemaker and diplomat in order to bring peace to Italy and reform the Church. She traveled widely and addressed hundreds of letters to the prelates and sovereigns of the day, giving counsel and advice yet directly confronting misdeeds. Wherever Catherine went, preaching, teaching and healing, she brought a spiritual revival and led thousands of souls back to the Church.
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Dans son dévouement absolu à la papauté, Catherine, accompagnée de vingt-trois fidèles (frères, sœurs et laïcs), se rendit à Avignon, en France, où les papes résidaient depuis soixante-dix ans, afin de convaincre le pape Grégoire de ramener la papauté à Rome. En 1377, le pape retourna en Italie, mais un an plus tard, avec l'élection de son successeur, Urbain VI, certains cardinaux mirent en place un rival, ou « antipape », Clément VII. C'est ainsi que commença le « Grand Schisme », qui occupa le reste de la vie de Catherine, qui tenta d'obtenir pour le pape Urbain VI la reconnaissance qui lui revenait de droit.   
In her absolute devotion to the papacy Catherine, accompanied by twenty-three devotees (friars, nuns and laymen), traveled to Avignon, France, where the popes had resided for the previous seventy years, in order to convince Pope Gregory to return the papacy to Rome. In 1377 the pope returned to Italy, but a year later with the election of his successor, Urban VI, certain cardinals set up a rival, or “anti-pope,” Clement VII. Thus began the “Great Schism,” which absorbed the remainder of Catherine’s life as she attempted to gain for Pope Urban VI the recognition that was rightfully his.
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<span id="Final_years"></span>
== Final years ==
== Les dernières années ==
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En novembre 1378, elle s'installe à Rome pour se consacrer à la cause de la papauté. Au cours des derniers mois de sa vie, Catherine se rend quotidiennement à la basilique Saint-Pierre où elle passe des heures en prière devant la mosaïque de « la Navicella », le navire de l'Église. Juste avant le Carême de 1380, elle a une vision dans laquelle le navire est soulevé de la mosaïque et placé sur ses épaules. Trois mois plus tard, le 29 avril 1380, à l'âge de 33 ans, Catherine mourut, épuisée par ses pénitences et ses efforts au service du pape et de l'Église. « Ô Dieu éternel », avait-elle prié sur son lit de mort, « acceptez le sacrifice de ma vie pour le bien de ce corps mystique de la sainte Église ».<ref>Edmund G. Gardner, ''Saint Catherine of Siena: A Study in the Religion, Literature, and History of the Fourteenth Century in Italy (Une étude sur la religion, la littérature et l'histoire du XIVe siècle en Italie)'' (Londres : J. M. Dent, 1907), p. 343.</ref>
In November 1378 she moved to Rome to devote herself to the cause of the papacy. During the last months of her life Catherine went daily to Saint Peter’s basilica where she spent hours in prayer before the mosaic of “la Navicella,” the ship of the Church. Just before [[Lent]] in 1380 she had a vision of the ship being lifted out of the mosaic and placed upon her shoulders. Three months later, on April 29, 1380, at age 33, Catherine died, exhausted by her penances and efforts in the service of the pope and the Church. “O eternal God,” she had prayed upon her deathbed, “receive the sacrifice of my life for the sake of this mystical body of holy Church.<ref>Edmund G. Gardner, ''Saint Catherine of Siena: A Study in the Religion, Literature, and History of the Fourteenth Century in Italy'' (London: J. M. Dent, 1907), p. 343.</ref>
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== The Dialogue ==
== Le dialogue ==
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Son œuvre majeure, le « Dialogue », un traité spirituel sous forme de conversations avec Dieu le Père, a été dictée par Catherine à ses secrétaires pendant cinq jours d'extase. Environ quatre cents de ses lettres ont été conservées, ainsi que vingt-six de ses prières.
Her greatest work, the “Dialogue,” a spiritual treatise in the form of conversations with God the Father, was dictated by Catherine to her secretaries during a five-day state of ecstasy. About four hundred of her letters have survived as well as twenty-six of her prayers.
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Dans le Dialogue, le Père enseignait : lorsque « la volonté de l'âme s'unit à moi dans un amour parfait et ardent », l'âme « est un autre moi, rendu tel par l'union de l'amour ».<ref>Harvey Egan, ''An Anthology of Christian Mysticism (Anthologie du mysticisme chrétien)'' (Collegeville, Minn. : Liturgical Press, Pueblo Book, 1991), p. 361.</ref> « Tu me connaîtras en toi-même », lui dit-il, « et de cette connaissance, tu tireras tout ce dont tu as besoin ».<ref>Mary Ann Fatula, ''Catherine of Siena’s Way (Le chemin de Catherine de Sienne)'', éd. rév. (Wilmington, Del. : Michael Glazier, 1989), p. 80.</ref>
In the Dialogue, the Father taught: when “the will of the soul unites itself with me in a most perfect and burning love” the soul “is another me, made so by the union of love.<ref>Harvey Egan, ''An Anthology of Christian Mysticism'' (Collegeville, Minn.: Liturgical Press, Pueblo Book, 1991), p. 361.</ref> “You will know me in yourself,” he told her, “and from this knowledge you will draw all that you need.<ref>Mary Ann Fatula, ''Catherine of Siena’s Way'', rev. ed. (Wilmington, Del.: Michael Glazier, 1989), p. 80.</ref>
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[[File:Domenico Beccafumi 071.jpg|thumb|upright=1.2|<span lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">Catherine of Siena receiving the stigmata, Domenico di Pace Beccafumi</span>]]
[[File:Domenico Beccafumi 071.jpg|thumb|upright=1.2|Catherine de Sienne recevant les stigmates, Domenico di Pace Beccafumi]]


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<span id="The_path_of_the_mystic"></span>
== The path of the mystic ==
== Le chemin du mystique ==
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Catherine comprit le vrai sens de l'imitation de la vie du Christ et, en 1375, elle reçut les [[Special:MyLanguage/stigmata|stigmates]], visibles uniquement par elle-même, qui lui permirent de partager la passion du Christ. À sa demande, ils restèrent invisibles jusqu'après sa mort.
Catherine understood the true meaning of imitating the life of Christ, and in 1375 she received the [[stigmata]], which was visible only to herself, enabling her to share in Christ’s passion. At her request, they remained invisible until after her death.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Jésus enseigna à Catherine que son lien avec lui devait porter ses fruits non seulement pour elle-même, mais aussi pour les autres âmes. Il lui a dit qu'elle devait s'envoler vers le ciel sur « deux ailes » : « l'amour pour moi et l'amour pour ton prochain ».<ref>Raymond de Capoue, The Life of Catherine of Siena (« La vie de Catherine de Sienne »), trad. Conleth Kearns (Wilmington, Del. : Michael Glazier, 1980), p. 106.</ref>
Jesus taught Catherine that her bonding to him had to bear fruit not only for herself but for other souls as well. He said that she had to fly to heaven on “two wings”: “love of me and love of your neighbor.<ref>Raymond of Capua, ''The Life of Catherine of Siena'', trans. Conleth Kearns (Wilmington, Del.: Michael Glazier, 1980), p. 106.</ref>
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Pour Catherine, « l'amour du prochain » consistait à la fois en des actions concrètes et en des prières d'intercession. « Ne laisse passer aucun instant sans crier vers Dieu dans une prière constante », lui disait Dieu. L'une des prières consignées de Catherine dit :  
For Catherine, “love of your neighbor” consisted of both action and intercessory prayer. “Let not a moment pass without crying out with constant prayer,”<ref>Catherine of Siena, ''The Dialogue'', trans. Suzanne Noffke (New York: Paulist Press, 1980), 32.</ref> God told her. One of Catherine’s recorded prayers reads:
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<blockquote>
<blockquote>
Your Son is not about to come again except in majesty to judge.... But, as I see it, you are calling your servants christs, and through them you want to relieve the world of death and restore it to life.
Votre Fils ne reviendra pas avant de juger dans toute sa majesté... Mais, selon moi, vous appelez vos serviteurs « christs » et, à travers eux, vous voulez délivrer le monde de la mort et lui redonner vie.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Comment ? Vous voulez que vos serviteurs marchent courageusement sur le chemin de la Parole avec sollicitude et un désir ardent, œuvrant pour votre honneur et le salut des âmes...
How? You want these servants of yours to walk courageously along the Word’s way with concern and blazing desire, working for your honor and the salvation of souls....
</div>


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Ô toi qui es le meilleur des remèdes ! Donne-nous donc ces christs qui vivront dans une veille, des larmes et des prières continuelles pour le salut du monde. Tu les appelles tes christs parce qu'ils sont conformes à ton Fils unique.<ref>''The Prayers of Catherine of Siena (Les prières de Catherine de Sienne)'', ed. Suzanne Noffke (New York: Paulist Press, 1983), pp. 178, 179.</ref>
O best of remedy-givers! Give us then these christs who will live in continual watching and tears and prayers for the world’s salvation. You call them your christs because they are conformed to your only-begotten Son.<ref>''The Prayers of Catherine of Siena'', ed. Suzanne Noffke (New York: Paulist Press, 1983), pp. 178, 179.</ref>
</blockquote>
</blockquote>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Ainsi, Jésus révéla à Catherine qu'il devait y avoir plusieurs Christs. Nous sommes tous des Christs en puissance. Et le niveau auquel notre Christ est établi dans le corps où nous nous trouvons dépend entièrement de chacun d'entre nous et des actions que nous entreprenons à partir de cette profonde compréhension.
Thus Jesus revealed to Catherine that there must be many Christs. We are all Christs in potential. And the level to which our Christ is seated in the body where we sit entirely depends upon each of us and what action we take from this profound understanding.
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Le chemin mystique est véritablement un chemin pratique. Il est pratique parce qu'il nous apprend à entrer en contact avec Dieu et à retrouver le chemin qui mène à son cœur. Il est pratique parce qu'il répond aux besoins actuels de la planète Terre.
The mystical path is truly a practical path. It is practical because we learn how to contact God and find our way back to his heart. It is practical because it deals with the needs of the hour on planet Earth.
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== Legacy ==
== Héritage ==
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En reconnaissance de sa « sagesse inspirée », une « assimilation enivrante » des mystères des Écritures saintes, le pape Paul VI a proclamé sainte Catherine de Sienne docteur de l'Église le 4 octobre 1970. Les enseignements de cette docteur angélique se révèlent dans les centaines de lettres qu'elle a adressées aux rois, papes, abbés, théologiens et soldats au cours du XIVe siècle turbulent, ainsi que dans l'excellence de sa vie en tant que « l'une des femmes les plus vigoureuses et viriles de l'histoire ».
In recognition of her “infused wisdom,” an “inebriating assimilation” of the mysteries of sacred scripture, Pope Paul VI proclaimed Saint Catherine of Siena a Doctor of the Church on October 4, 1970. The teachings of this Angelic Doctor are revealed in her hundreds of letters addressed to kings, popes, abbots, theologians, and soldiers during the turbulent fourteenth century as well as in the excellence of her life as “one of the most vigorous and virile women in history.
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Catherine a été canonisée en 1461 ; elle a été déclarée sainte patronne de l'Italie en 1939. Sa fête est célébrée le 30 avril.
Catherine was canonized in 1461; she was declared the patron saint of Italy in 1939. Her feast day is celebrated on April 30.
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== Sources ==
== Sources ==
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Elizabeth Clare Prophet, 28 juin 1992, “Roots of Christian Mysticism” (« Les racines du mysticisme chrétien »).
Elizabeth Clare Prophet, June 28, 1992, “Roots of Christian Mysticism.
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<references />
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[[Category:Christian saints{{#translation:}}]]
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Latest revision as of 15:50, 25 January 2026

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caption
Catherine de Sienne. Église Santa Maria del Rosario à Prati, Rome. (XIXe siècle ?)

[Cette page a été traduit par Deepl./Google Translator et doit donc être révisé.]

Catherine de Sienne (25 mars 1347 – 29 avril 1380) était une mystique italienne, défenseuse du pape et de l'Église. Elle était une incarnation antérieure d'Elizabeth Clare Prophet.

Enfance et jeunesse

À l'âge de six ans, lors d'une expérience religieuse intense, Catherine vit la figure rayonnante du Christ-Roi lever la main et la bénir. Il était assis sur un trône, couronné d'une mitre et entouré des apôtres Pierre, Saint Paul et Jean le Bien-Aimé. Convaincue que sa vocation était d'être dans le monde sans être du monde, elle devint à l'âge de seize ans sœur pénitente, membre du tiers ordre dominicain qui porte un habit mais n'est pas confinée dans un couvent.

Pendant les trois années qui suivirent, Catherine resta cloîtrée dans une petite pièce de la maison de son père, menant une vie d'austérité, de solitude et de silence, se retirant dans la « cellule intérieure » de la connaissance de Dieu et d'elle-même, comme elle décrivait sa communion avec le Seigneur. Elle eut de nombreuses visions et conversations avec Jésus, qui culminèrent dans le mariage spirituel avec le Christ. Au cours de cette période, Catherine reçut l'enseignement de Jésus : « Moi, rien ; Dieu, tout. Moi, non-être ; Dieu, Être. » Cette vérité fondamentale lui inspira l'humilité et la conviction qui lui permirent d'affronter les forces qui menaçaient l'Église et la société au cours du XIVe siècle turbulent.

Le mariage mystique de sainte Catherine de Sienne, Giovanni di Paolo (vers 1460 ou avant)

Défendre l'Église

Sur les conseils de Jésus, Catherine reprit une vie publique à Sienne, où elle s'occupa des pauvres et des malades. Sa réputation de spiritualité se répandit, et elle fut entourée d'un cercle d'adeptes issus de tous les horizons qui l'appelaient leur « douce mère sainte ». Catherine agit en tant que pacificatrice et diplomate afin de ramener la paix en Italie et de réformer l'Église. Elle voyagea beaucoup et adressa des centaines de lettres aux prélats et aux souverains de l'époque, leur donnant des conseils et des avis, tout en dénonçant directement leurs méfaits. Partout où Catherine allait, prêchant, enseignant et guérissant, elle apportait un renouveau spirituel et ramenait des milliers d'âmes vers l'Église.

Dans son dévouement absolu à la papauté, Catherine, accompagnée de vingt-trois fidèles (frères, sœurs et laïcs), se rendit à Avignon, en France, où les papes résidaient depuis soixante-dix ans, afin de convaincre le pape Grégoire de ramener la papauté à Rome. En 1377, le pape retourna en Italie, mais un an plus tard, avec l'élection de son successeur, Urbain VI, certains cardinaux mirent en place un rival, ou « antipape », Clément VII. C'est ainsi que commença le « Grand Schisme », qui occupa le reste de la vie de Catherine, qui tenta d'obtenir pour le pape Urbain VI la reconnaissance qui lui revenait de droit.

Les dernières années

En novembre 1378, elle s'installe à Rome pour se consacrer à la cause de la papauté. Au cours des derniers mois de sa vie, Catherine se rend quotidiennement à la basilique Saint-Pierre où elle passe des heures en prière devant la mosaïque de « la Navicella », le navire de l'Église. Juste avant le Carême de 1380, elle a une vision dans laquelle le navire est soulevé de la mosaïque et placé sur ses épaules. Trois mois plus tard, le 29 avril 1380, à l'âge de 33 ans, Catherine mourut, épuisée par ses pénitences et ses efforts au service du pape et de l'Église. « Ô Dieu éternel », avait-elle prié sur son lit de mort, « acceptez le sacrifice de ma vie pour le bien de ce corps mystique de la sainte Église ».[1]

Le dialogue

Son œuvre majeure, le « Dialogue », un traité spirituel sous forme de conversations avec Dieu le Père, a été dictée par Catherine à ses secrétaires pendant cinq jours d'extase. Environ quatre cents de ses lettres ont été conservées, ainsi que vingt-six de ses prières.

Dans le Dialogue, le Père enseignait : lorsque « la volonté de l'âme s'unit à moi dans un amour parfait et ardent », l'âme « est un autre moi, rendu tel par l'union de l'amour ».[2] « Tu me connaîtras en toi-même », lui dit-il, « et de cette connaissance, tu tireras tout ce dont tu as besoin ».[3]

Catherine de Sienne recevant les stigmates, Domenico di Pace Beccafumi

Le chemin du mystique

Catherine comprit le vrai sens de l'imitation de la vie du Christ et, en 1375, elle reçut les stigmates, visibles uniquement par elle-même, qui lui permirent de partager la passion du Christ. À sa demande, ils restèrent invisibles jusqu'après sa mort.

Jésus enseigna à Catherine que son lien avec lui devait porter ses fruits non seulement pour elle-même, mais aussi pour les autres âmes. Il lui a dit qu'elle devait s'envoler vers le ciel sur « deux ailes » : « l'amour pour moi et l'amour pour ton prochain ».[4]

Pour Catherine, « l'amour du prochain » consistait à la fois en des actions concrètes et en des prières d'intercession. « Ne laisse passer aucun instant sans crier vers Dieu dans une prière constante », lui disait Dieu. L'une des prières consignées de Catherine dit :

Votre Fils ne reviendra pas avant de juger dans toute sa majesté... Mais, selon moi, vous appelez vos serviteurs « christs » et, à travers eux, vous voulez délivrer le monde de la mort et lui redonner vie.

Comment ? Vous voulez que vos serviteurs marchent courageusement sur le chemin de la Parole avec sollicitude et un désir ardent, œuvrant pour votre honneur et le salut des âmes...

Ô toi qui es le meilleur des remèdes ! Donne-nous donc ces christs qui vivront dans une veille, des larmes et des prières continuelles pour le salut du monde. Tu les appelles tes christs parce qu'ils sont conformes à ton Fils unique.[5]

Ainsi, Jésus révéla à Catherine qu'il devait y avoir plusieurs Christs. Nous sommes tous des Christs en puissance. Et le niveau auquel notre Christ est établi dans le corps où nous nous trouvons dépend entièrement de chacun d'entre nous et des actions que nous entreprenons à partir de cette profonde compréhension.

Le chemin mystique est véritablement un chemin pratique. Il est pratique parce qu'il nous apprend à entrer en contact avec Dieu et à retrouver le chemin qui mène à son cœur. Il est pratique parce qu'il répond aux besoins actuels de la planète Terre.

Héritage

En reconnaissance de sa « sagesse inspirée », une « assimilation enivrante » des mystères des Écritures saintes, le pape Paul VI a proclamé sainte Catherine de Sienne docteur de l'Église le 4 octobre 1970. Les enseignements de cette docteur angélique se révèlent dans les centaines de lettres qu'elle a adressées aux rois, papes, abbés, théologiens et soldats au cours du XIVe siècle turbulent, ainsi que dans l'excellence de sa vie en tant que « l'une des femmes les plus vigoureuses et viriles de l'histoire ».

Catherine a été canonisée en 1461 ; elle a été déclarée sainte patronne de l'Italie en 1939. Sa fête est célébrée le 30 avril.

Sources

Perles de sagesse, vol. 31, num. 46.

Perles de sagesse, vol. 23, num. 41, 12 octobre 1980.

Elizabeth Clare Prophet, 28 juin 1992, “Roots of Christian Mysticism” (« Les racines du mysticisme chrétien »).

  1. Edmund G. Gardner, Saint Catherine of Siena: A Study in the Religion, Literature, and History of the Fourteenth Century in Italy (Une étude sur la religion, la littérature et l'histoire du XIVe siècle en Italie) (Londres : J. M. Dent, 1907), p. 343.
  2. Harvey Egan, An Anthology of Christian Mysticism (Anthologie du mysticisme chrétien) (Collegeville, Minn. : Liturgical Press, Pueblo Book, 1991), p. 361.
  3. Mary Ann Fatula, Catherine of Siena’s Way (Le chemin de Catherine de Sienne), éd. rév. (Wilmington, Del. : Michael Glazier, 1989), p. 80.
  4. Raymond de Capoue, The Life of Catherine of Siena (« La vie de Catherine de Sienne »), trad. Conleth Kearns (Wilmington, Del. : Michael Glazier, 1980), p. 106.
  5. The Prayers of Catherine of Siena (Les prières de Catherine de Sienne), ed. Suzanne Noffke (New York: Paulist Press, 1983), pp. 178, 179.