Abraham Lincoln/fr: Difference between revisions

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[[File:Abraham Lincoln O-77 matte collodion print.jpg|thumb|Photographie d'Abraham Lincoln prise par Alexander Gardner le 8 novembre 1863, onze jours avant son célèbre discours de Gettysburg.]]
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L'archétype de la christicité émergente de l'Amérique à travers la voie de l'individualisme, Abraham Lincoln, est né dans un milieu modeste, dans une cabane en rondins située dans les bois reculés du Kentucky. En tant que président, il s'est battu pour préserver l'Union. Son objectif secondaire était de libérer les esclaves noirs, même s'il affirmait qu'il ne le ferait pas au détriment de l'Union. Il était opposé aux intérêts commerciaux et financiers tant du Nord que du Sud.
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L'archétype de la christicité émergente de l'Amérique à travers la voie de l'individualisme, '''Abraham Lincoln''', est né dans un milieu modeste, dans une cabane en rondins située dans les bois reculés du Kentucky. En tant que président, il s'est battu pour préserver l'Union. Son objectif secondaire était de libérer les esclaves noirs, même s'il affirmait qu'il ne le ferait pas au détriment de l'Union. Il était opposé aux intérêts commerciaux et financiers tant du Nord que du Sud.


Avec son assassinat, l'équilibre des pouvoirs est passé du « peuple » à une élite au pouvoir qui contrôle depuis lors les plus hautes sphères du gouvernement, l'économie et notre vie culturelle. En conséquence, l'Union pour laquelle Lincoln a donné sa vie a été progressivement subvertie par une révolution continue qui a failli détruire la délicate architecture de la république américaine avec ses pouvoirs limités, ses freins et contrepoids et sa souveraineté individuelle. Parallèlement, le peuple américain s'est vu progressivement privé de ses droits.
Avec son assassinat, l'équilibre des pouvoirs est passé du « peuple » à une élite au pouvoir qui contrôle depuis lors les plus hautes sphères du gouvernement, l'économie et notre vie culturelle. En conséquence, l'Union pour laquelle Lincoln a donné sa vie a été progressivement subvertie par une révolution continue qui a failli détruire la délicate architecture de la république américaine avec ses pouvoirs limités, ses freins et contrepoids et sa souveraineté individuelle. Parallèlement, le peuple américain s'est vu progressivement privé de ses droits.
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Lincoln s'opposa également aux pouvoirs financiers par d'autres moyens. Au début de la guerre, Lincoln tenta d'emprunter de l'argent auprès de banquiers nationaux et internationaux afin de financer l'armée de l'Union. Selon une source, ceux-ci voulaient lui facturer des intérêts de 24 à 36 %. <ref>''Appleton Cyclopedia'', 1861, p. 296.</ref> Plutôt que d'accepter les conditions des banquiers, il décida d'imprimer des billets de banque, les greenbacks, qui devinrent la monnaie légale. Si Lincoln avait emprunté de l'argent à ces taux usuraires, les banquiers auraient pratiquement possédé le gouvernement des États-Unis à la fin de la guerre.
Lincoln s'opposa également aux pouvoirs financiers par d'autres moyens. Au début de la guerre, Lincoln tenta d'emprunter de l'argent auprès de banquiers nationaux et internationaux afin de financer l'armée de l'Union. Selon une source, ceux-ci voulaient lui facturer des intérêts de 24 à 36 %. <ref>''Appleton Cyclopedia'', 1861, p. 296.</ref> Plutôt que d'accepter les conditions des banquiers, il décida d'imprimer des billets de banque, les greenbacks, qui devinrent la monnaie légale. Si Lincoln avait emprunté de l'argent à ces taux usuraires, les banquiers auraient pratiquement possédé le gouvernement des États-Unis à la fin de la guerre.


Ensuite, les banquiers ont proposé un système bancaire national qui leur permettrait d'émettre des billets de banque garantis par des obligations d'État américaines. Ces billets auraient presque cours légal, puisque la loi stipulait qu'ils pouvaient être utilisés pour payer toutes les dettes, à l'exception des droits d'importation. La loi sur la banque nationale, qui intégrait leur projet, permettrait d'augmenter la masse monétaire grâce à un système de réserve fractionnaire : les banques pourraient prêter plus d'argent qu'elles n'en avaient en dépôt.<ref>Herman E. Krooss, éd., « Documentary History of Banking and Currency in the United States » (Edgemont, Pennsylvanie : Chelsea House Publishers, 1969), 2:1392–93.</ref>  
Ensuite, les banquiers ont proposé un système bancaire national qui leur permettrait d'émettre des billets de banque garantis par des obligations d'État américaines. Ces billets auraient presque cours légal, puisque la loi stipulait qu'ils pouvaient être utilisés pour payer toutes les dettes, à l'exception des droits d'importation. La loi sur la banque nationale, qui intégrait leur projet, permettrait d'augmenter la masse monétaire grâce à un système de réserve fractionnaire : les banques pourraient prêter plus d'argent qu'elles n'en avaient en dépôt.<ref>Herman E. Krooss, éd., ''Documentary History of Banking and Currency in the United States (Histoire documentaire du système bancaire et monétaire aux États-Unis)'' (Edgemont, Pennsylvanie : Chelsea House Publishers, 1969), 2:1392–93.</ref>  


Après d'intenses pressions exercées par les banquiers, menés par Jay et Henry Cooke, la loi fut adoptée en 1863 et entraîna une forte hausse de l'inflation. De plus, comme l'écrit l'économiste Murray Rothbard, elle « a également ouvert la voie au système de la Réserve fédérale en instaurant un système monétaire de type quasi-central ».<ref>Murray N. Rothbard, ''The Mystery of Banking'' (n.p.:  Richardson & Snyder, 1983), p. 224.</ref>
Après d'intenses pressions exercées par les banquiers, menés par Jay et Henry Cooke, la loi fut adoptée en 1863 et entraîna une forte hausse de l'[[Special:MyLanguage/inflation|inflation]]. De plus, comme l'écrit l'économiste Murray Rothbard, elle « a également ouvert la voie au système de la Réserve fédérale en instaurant un système monétaire de type quasi-central ».<ref>Murray N. Rothbard, ''The Mystery of Banking (Le mystère bancaire)'' (n.p.:  Richardson & Snyder, 1983), p. 224.</ref>


Une source non documentée affirme que, pendant son deuxième mandat, Lincoln avait prévu d'abroger la loi sur la banque nationale ou de restreindre les pouvoirs qu'elle accordait aux banquiers. Si Lincoln avait abrogé ce privilège, les banques auraient perdu une énorme opportunité de gagner de l'argent.
Une source non documentée affirme que, pendant son deuxième mandat, Lincoln avait prévu d'abroger la loi sur la banque nationale ou de restreindre les pouvoirs qu'elle accordait aux banquiers. Si Lincoln avait abrogé ce privilège, les banques auraient perdu une énorme opportunité de gagner de l'argent.
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[[File:Edwin McMasters Stanton Secretary of War.jpg|thumb|upright|Edwin Stanton, secrétaire à la Guerre de Lincoln, l'un des conspirateurs dans le complot d'assassinat]]
[[File:Edwin McMasters Stanton Secretary of War.jpg|thumb|upright|Edwin Stanton, secrétaire à la Guerre de Lincoln, l'un des conspirateurs dans le complot d'assassinat]]


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="The_assassination_plot"></span>
== The assassination plot ==
== Le complot d'assassinat ==
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Dans leur ouvrage intitulé ''The Lincoln Conspiracy (Conspiration Lincoln)'', David Balsiger et Charles E. Sellier, Jr. démontrent que des banquiers et des politiciens du Nord et du Sud ont comploté pour éliminer Lincoln. Les auteurs se sont appuyés sur les pages manquantes du journal intime de John Wilkes Booth et sur des lettres et documents récemment découverts pour montrer que le complot contre Lincoln impliquait non seulement le raciste frustré John Wilkes Booth, mais aussi Edwin Stanton, le secrétaire à la Guerre de Lincoln, qui convoitait la présidence, et des banquiers avides qui voulaient se débarrasser de Lincoln.
In their book ''The Lincoln Conspiracy'', David Balsiger and Charles E. Sellier, Jr., demonstrate that bankers and politicians North and South plotted to eliminate Lincoln. The authors worked from the missing pages of John Wilkes Booth’s diary and recently uncovered letters and documents to show that the plot against Lincoln included not only the frustrated racist, John Wilkes Booth, but also Edwin Stanton, Lincoln’s Secretary of War, who coveted the presidency, and greedy bankers who wanted Lincoln out of their way.
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Booth s'entretint avec le financier Judah Benjamin, ministre du cabinet confédéré, qui l'emmena rencontrer le président de la Confédération, Jefferson Davis. Davis procura des fonds à Booth pour qu'il puisse mener des activités commerciales pour le compte de la Confédération, et Benjamin lui organisa des rencontres avec d'importants spéculateurs du Nord, notamment le financier de Philadelphie Jay Cooke.
Booth talked with financier Judah Benjamin, a Confederate cabinet minister who took him to meet the president of the Confederacy, Jefferson Davis. Davis arranged funds for Booth to conduct trade for the Confederacy and Benjamin arranged for him to meet with important Northern speculators, including Philadelphia financier Jay Cooke.
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Cooke invita Booth à une réunion à l'Astor House à New York. Il y rencontra des spéculateurs sur l'or et le coton, des banquiers et des industriels. Parmi eux se trouvaient le frère de Cooke, Henry, le chef politique Thurlow Weed, le courtier en coton Samuel Noble et le sénateur républicain radical Zachariah Chandler.
Cooke invited Booth to a meeting at Astor House in New York. There he met gold and cotton speculators, bankers and industrialists. Among them were Cooke’s brother Henry, political boss Thurlow Weed, cotton broker Samuel Noble and the Radical Republican senator Zachariah Chandler.
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Balsiger et Sellier soulignent que pour Booth, il s'agissait d'une situation curieuse : « l'un des hommes les plus influents du cabinet de la Confédération l'avait envoyé rencontrer les banquiers qui finançaient la guerre de Lincoln ». Booth était dévoué à la victoire de la Confédération et ne comprenait pas pourquoi des personnalités importantes des camps adverses coopéraient.
Balsiger and Sellier point out that for Booth this was a curious situation—“one of the top men in the Confederacy’s cabinet had sent him to meet the very bankers who financed Lincoln’s war.Booth was dedicated to the victory of the Confederacy and could not understand why important figures from opposing camps were cooperating.
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Lors de la réunion, Jay Cooke déclara : « Je continuerai à traiter avec la Confédération. Non pas par crainte d'être trahi, mais parce que, en temps de paix comme en temps de guerre, un homme d'affaires doit faire des affaires, quels que soient les enjeux. » À la fin de la réunion, Cooke dit à Booth : « Il y a des millions de dollars de profits à réaliser, et on nous refuse notre part. Nous serons ruinés si la politique de Lincoln se poursuit. »<ref>David Balsiger et Charles E. Sellier, Jr., ''The Lincoln Conspiracy (La conspiration Lincoln)'' (Los Angeles : Schick Sunn Classic Books, 1977), pp. 58–62.</ref>  
At the meeting Jay Cooke declared, “I will continue to have dealings with the Confederacy. Not out of fear of betrayal, but because, in peace and in war, a businessman must do business, whatever the stakes.” At the end of the meeting Cooke told Booth, “There are millions of dollars in profits to be made, and we’re being denied our share. We’ll be ruined if Lincoln’s policies are continued.<ref>David Balsiger and Charles E. Sellier, Jr., ''The Lincoln Conspiracy'' (Los Angeles: Schick Sunn Classic Books, 1977), pp. 58–62.</ref>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Les dirigeants de cette alliance, tant du Nord que du Sud, ont engagé Booth pour kidnapper le président Lincoln, écrivent Balsiger et Sellier. Après six tentatives infructueuses, Booth, désespéré, a abattu le président dans la nuit du 14 avril 1865, alors que celui-ci était assis avec Mme Lincoln dans le balcon du théâtre Ford.<ref>Ibid., pp. 108-109.</ref>
The leaders of this alliance, both North and South, hired Booth to kidnap President Lincoln, write Balsiger and Sellier. After failing in six attempts, Booth became desperate and on the night of April 14, 1865, shot the president as he sat with Mrs. Lincoln in the balcony of Ford’s Theater.<ref>Ibid., pp. 108–9.</ref>
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Le pays n'a plus jamais été le même.
The country has never been the same.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
<span id="Aftermath"></span>
== Aftermath ==
== Conséquences ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
La guerre civile avait détruit le pouvoir de l'aristocratie foncière du Sud et établi les puissances industrielles du Nord. « Une nouvelle ploutocratie est née de la guerre et de la reconstruction, des maîtres de l'argent qui n'étaient pas moins conscients d'eux-mêmes et moins puissants que l'aristocratie des planteurs du Vieux Sud », ont écrit les historiens Samuel Eliot Morison et Henry Steele Commager. « La guerre, qui avait largement contribué à aplanir les distinctions de classe dans le Sud, a eu tendance à accentuer les différences de classe dans le Nord. »<ref>Samuel Eliot Morison et Henry Steele Commager, ''The Growth of the American Republic (''La croissance de la République américaine)'' (New York : Oxford University Press, 1962), 2:17.</ref> Cela a préparé le terrain pour l'émergence de l'establishment bancaire du Nord en tant que classe dirigeante nationale.
The Civil War had destroyed the power of the Southern landholding aristocracy and established the Northern industrial powers. “A new plutocracy emerged from the War and Reconstruction, masters of money who were no less self-conscious and no less powerful than the planter aristocracy of the Old South,” wrote historians Samuel Eliot Morison and Henry Steele Commager. “The war, which had gone far to flatten out class distinctions in the South, tended to accentuate class differences in the North.<ref>Samuel Eliot Morison and Henry Steele Commager, ''The Growth of the American Republic'' (New York: Oxford University Press, 1962), 2:17.</ref> This set the stage for the emergence of the Northern banking establishment as a national ruling class.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
La période de chaos politique qui a suivi l'assassinat de Lincoln a joué un rôle déterminant dans l'ascension de cette élite au pouvoir. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, s'est battu pour mettre en œuvre son plan de reconstruction clément. Faisant écho aux sentiments de Lincoln, il a déclaré : « Si un État doit être soutenu jusqu'à ce qu'il retrouve sa force, il doit être soutenu par ses amis, et non étouffé par ses ennemis. » <ref>Kenneth W. Leish, éd., ''The American Heritage Pictorial History of the Presidents of the United States (L'histoire illustrée des présidents des États-Unis par American Heritage)'' (New York : American Heritage Publishing Co., 1968), 1:432–33, 429.</ref>
The era of political chaos which followed Lincoln’s assassination was to be instrumental in the rise of this power elite. Lincoln’s successor, Andrew Johnson, fought to carry out his lenient reconstruction plan. Echoing Lincoln’s sentiments he said, “If a State is to be nursed until it again gets strength, it must be nursed by its friends, not smothered by its enemies.<ref>Kenneth W. Leish, ed., ''The American Heritage Pictorial History of the Presidents of the United States'' (New York: American Heritage Publishing Co., 1968), 1:432–33, 429.</ref>
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Lincoln avait promis de reconnaître les gouvernements des États du Sud qui affranchiraient leurs esclaves et prêteraient serment d'allégeance à la Constitution et à l'Union s'ils étaient soutenus par au moins 10 % des électeurs lors de l'élection présidentielle de 1860. Le plan de Johnson suivait les mêmes grandes lignes.
Lincoln had promised to recognize governments of Southern states that would emancipate their slaves and pledge loyalty to the Constitution and the Union if they were backed by at least 10 percent of the number of voters in the 1860 presidential election. Johnson’s plan followed the same basic lines.
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Les républicains radicaux s'opposèrent violemment à ces deux projets. Malgré les vetos répétés de Johnson, ils adoptèrent leur propre législation, plus extrême, sur la reconstruction. Avec une rhétorique enflammée, ils appelèrent à punir le Sud au nom de la moralité et de la justice. Mais leur véritable objectif était de s'assurer que leur propre pouvoir reste incontesté.
The Radical Republicans virulently opposed both plans. Over Johnson’s repeated vetoes, they passed their own more extreme reconstruction legislation. With fiery rhetoric they called for the punishment of the South in the name of morality and justice. But their real aim was to see that their own power remained unchallenged.
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Johnson s'est avéré être un obstacle aussi important pour les radicaux que l'avait été Lincoln. Il s'est déclaré ennemi de leurs objectifs de monopole, de centralisation du pouvoir au sein d'un gouvernement national et d'exploitation illimitée des ressources naturelles du pays par les entreprises. « Partout où le monopole s'implante, disait-il, il est certain qu'il sera source de colère, de discorde et de troubles. »<ref>Howard K. Beale, ''The Critical Year: A Study of Andrew Johnson and Reconstruction (L'année critique : une étude sur Andrew Johnson et la reconstruction)'' (1930 ; réimpression, New York : Frederick Ungar Publishing Co., 1958), p. 264. </ref> Comme l'écrit le professeur Howard K. Beale, « pour l'avenir de l'Amérique industrielle, la défense par Johnson de l'intérêt public et des gens ordinaires était bien plus dangereuse que n'importe quelle politique sudiste qu'il aurait pu concevoir ».<ref>Ibid., p. 218.</ref>
Johnson turned out to be as much of an obstacle to the Radicals as Lincoln had been. He declared himself the enemy of their goals of monopoly, centralization of power in a national government, and the unlimited exploitation by corporations of the country’s natural resources. “Wherever monopoly attains a foothold,” he said, “it is sure to be a source of anger, discord, and trouble.<ref>Howard K. Beale, ''The Critical Year: A Study of Andrew Johnson and Reconstruction'' (1930; reprint, New York: Frederick Ungar Publishing Co., 1958), p. 264.</ref> As Professor Howard K. Beale writes, “For the future of industrial America, Johnson’s championship of public interest and the common man was far more dangerous than any Southern policy he might conceive.<ref>Ibid., p. 218.</ref>
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Au cours de son mandat, Johnson s'est fermement opposé aux tentatives des grandes entreprises d'utiliser le gouvernement fédéral pour exploiter les terres inoccupées de l'Ouest. Il s'est opposé à l'octroi de terres publiques aux chemins de fer et a préféré les réserver aux pionniers agriculteurs. Il est intéressant de noter qu'il a opposé son veto à deux projets de loi qui auraient permis aux entreprises d'acheter des terres publiques dans le Montana et ainsi de monopoliser les ressources minérales et charbonnières de l'État à des fins privées. <ref>Ibid., pp. 265, 269-271.</ref>
During his term Johnson took a firm stand against the attempts of big business to use the federal government to exploit unsettled Western lands. He opposed grants of public lands to railroads and favored reserving them for pioneer farmers. Of interest is his veto of two bills which would have permitted corporations to purchase public lands in Montana and thus monopolize the mineral and coal resources of the state for their own private gain.<ref>Ibid., pp. 265, 269–71.</ref>
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Les républicains radicaux contre-attaquèrent. Ils entreprirent de dépouiller la présidence de ses pouvoirs et de rendre le Congrès omnipotent, même si cela impliquait de contourner la Constitution et son système de freins et contrepoids. En mars 1867, le Congrès adopta trois lois anticonstitutionnelles, dont l'une retirait au président son rôle de commandant en chef.
The Radical Republicans counterattacked. They set out to strip the presidency of its power and render Congress omnipotent, even if it meant bypassing the Constitution and its system of checks and balances. In March of 1867, Congress passed three bills that were unconstitutional, one of them taking from the president his role as commander in chief.
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Lorsque Johnson a ouvertement défié une autre de ces lois en démettant de ses fonctions son secrétaire à la Guerre, Edwin Stanton, qui complotait avec les radicaux contre lui, ceux-ci ont voté des articles de mise en accusation à son encontre et il a échappé à la condamnation à une seule voix près. À la fin du mandat de Johnson, un président plus docile a été élu, le général Ulysses S. Grant, qui a laissé les radicaux contrôler le pouvoir exécutif.
When Johnson openly defied another of these laws by removing from office his secretary of war, Edwin Stanton, who had been plotting with the Radicals against him, they voted articles of impeachment against him and he missed being convicted by only one vote. After Johnson’s term was finished, a more compliant president was elected—Gen. Ulysses S. Grant—who allowed the Radicals to control the executive branch.
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Si Johnson réussit à freiner les industriels et à protéger les pouvoirs de la présidence, il ne parvint pas à les empêcher, eux et les législateurs qu'ils contrôlaient, d'instaurer un nouvel ordre économique et une ère dominée par les grandes entreprises. Après la guerre civile, les barons voleurs — des hommes tels que Jay Gould, John D. Rockefeller, Cornelius Vanderbilt et John Jacob Astor — ainsi que d'autres financiers et industriels ont pris le contrôle des institutions du pays grâce à leur richesse acquise sans scrupules.
While Johnson was able to slow down the industrialists and protect the powers of the presidency, he could not stop them and the lawmakers they controlled from ushering in a new economic order and an age of big business. Following the Civil War, the robber barons—men such as Jay Gould, John D. Rockefeller, Cornelius Vanderbilt and John Jacob Astor—and other financiers and industrialists seized control of the institutions of the country through their unscrupulously gained wealth.
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<span id="The_example_of_Lincoln"></span>
== The example of Lincoln ==
== L'exemple de Lincoln ==
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La [[Special:MyLanguage/Goddess of Freedom|Déesse de la Liberté]] nous a appelés à suivre les traces de Lincoln :
The [[Goddess of Freedom]] has called us to follow in the footsteps of Lincoln:
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<blockquote>
<blockquote>
Contemplate with me now yourself as an individualization of the flame of freedom. Think of yourself multiplied by the action of this body of the Lord. Then think of Abraham Lincoln as he stood alone in the White House, as he stood alone and withstood all of the rebellion of the fallen ones who sought to separate out of the Union and to defy all the fiery core of the Father-Mother God in the original thirteen—the mandala of initiation of Christ and his apostles.
Contemplez maintenant avec moi votre propre individualisation de la flamme de la liberté. Imaginez-vous multiplié par l'action de ce corps du Seigneur. Puis pensez à Abraham Lincoln, seul à la Maison Blanche, seul à résister à toute la rébellion des déchus qui cherchaient à se séparer de l'Union et à défier tout le cœur ardent du Dieu Père-Mère dans les treize originels – le mandala d'initiation du Christ et de ses apôtres.   
</div>  


<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Pensez à la façon dont il avait déjà rencontré les banquiers internationaux, les Illuminati et ceux qui cherchaient à utiliser la guerre civile pour prendre le contrôle de l'Amérique afin de réaliser leurs plans de pouvoir et de domination. Pensez à la façon dont il a défié tous ceux qui avaient des intérêts égoïstes. Pensez à la façon dont il a défendu la flamme de la Mère. Pensez à la façon dont ce président était prêt à donner sa vie pour l'amour de la Mère et de ses enfants, puis demandez-vous : « Ne puis-je pas faire de même ? Puis-je en faire moins ? Et si je fais de même, les mêmes armées du Seigneur ne soutiendront-elles pas mon âme dans la lumière de la victoire ? » <ref>The Goddess of Freedom, “Releasing the Flame of Freedom Enshrined in the Capitals of the Nations” (La Déesse de la Liberté, « Libérer la flamme de la liberté enchâssinée dans les capitales des nations »), partie 2, {{POWref-fr|44|21|, 27 mai 2001}}</ref>   
Think how he had encountered already the international bankers, the Illuminati and those who sought to use the Civil War to take over America for their schemes of power and control. Think how he defied all of those who had their selfish interests. Think of how he stood for the flame of Mother. Think of how that president was willing to lay down his life for the love of the Mother and her children, and then ask yourself: “Can I not do the same? Can I do less? And if I will do the same, will not the same hosts of the L<small>ORD</small> buoy up my soul in the light of victory?<ref>The Goddess of Freedom, “Releasing the Flame of Freedom Enshrined in the Capitals of the Nations,” Part 2, {{POWref|44|21|, May 27, 2001}}</ref>   
</blockquote>
</blockquote>
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<span id="See_also"></span>
== See also ==
== Voir aussi ==
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{{main-fr|President of the United States|Président des États-Unis}}
[[President of the United States]]
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Pour un compte rendu détaillé de la vie de Lincoln, y compris ses incarnations en tant que pharaon dans l'Égypte antique et en tant que Charles Lindbergh, voir {{9Cats}} (''9 chats, 9 vies : le karma, la réincarnation et vous)''.
For a detailed account of Lincoln’s life, including his embodiments as a pharaoh in ancient Egypt and as Charles Lindbergh, see {{9Cats}}.
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
== Sources ==
== Sources ==
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<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Elizabeth Clare Prophet, “The Abdication of America’s Destiny” (« L'abdication de la destinée américaine »), partie 1, {{POWref-fr|31|9|, 28 février 1988}}
Elizabeth Clare Prophet, “The Abdication of America’s Destiny,” Part 1, {{POWref|31|9|, February 28, 1988}}
</div>
<references />
<references />

Latest revision as of 12:16, 16 February 2026

Other languages:
Photographie d'Abraham Lincoln prise par Alexander Gardner le 8 novembre 1863, onze jours avant son célèbre discours de Gettysburg.

[Cette page a été traduit par Deepl./Google Translator et doit donc être révisé.]

L'archétype de la christicité émergente de l'Amérique à travers la voie de l'individualisme, Abraham Lincoln, est né dans un milieu modeste, dans une cabane en rondins située dans les bois reculés du Kentucky. En tant que président, il s'est battu pour préserver l'Union. Son objectif secondaire était de libérer les esclaves noirs, même s'il affirmait qu'il ne le ferait pas au détriment de l'Union. Il était opposé aux intérêts commerciaux et financiers tant du Nord que du Sud.

Avec son assassinat, l'équilibre des pouvoirs est passé du « peuple » à une élite au pouvoir qui contrôle depuis lors les plus hautes sphères du gouvernement, l'économie et notre vie culturelle. En conséquence, l'Union pour laquelle Lincoln a donné sa vie a été progressivement subvertie par une révolution continue qui a failli détruire la délicate architecture de la république américaine avec ses pouvoirs limités, ses freins et contrepoids et sa souveraineté individuelle. Parallèlement, le peuple américain s'est vu progressivement privé de ses droits.

La guerre civile

L'histoire de la guerre civile (1861-1865) est complexe. Lincoln était opposé non seulement à la Confédération, mais aussi aux Nordistes qui voulaient commercer avec le Sud. Le blocus des ports sudistes imposé par Lincoln nuisait aux intérêts financiers des Nordistes qui s'étaient enrichis grâce à la guerre. Une coalition de spéculateurs, de financiers et d'un groupe de membres du Congrès connus sous le nom de républicains radicaux était déterminée à faire tout ce qui était en son pouvoir pour rétablir le commerce, et donc ses profits. Le blocus de Lincoln étouffait également lentement le Sud. Ainsi, dans cette affaire, les banquiers du Nord avaient un intérêt commun avec les dirigeants, les hommes d'affaires et les banquiers confédérés du Sud.

Lincoln s'opposa également aux pouvoirs financiers par d'autres moyens. Au début de la guerre, Lincoln tenta d'emprunter de l'argent auprès de banquiers nationaux et internationaux afin de financer l'armée de l'Union. Selon une source, ceux-ci voulaient lui facturer des intérêts de 24 à 36 %. [1] Plutôt que d'accepter les conditions des banquiers, il décida d'imprimer des billets de banque, les greenbacks, qui devinrent la monnaie légale. Si Lincoln avait emprunté de l'argent à ces taux usuraires, les banquiers auraient pratiquement possédé le gouvernement des États-Unis à la fin de la guerre.

Ensuite, les banquiers ont proposé un système bancaire national qui leur permettrait d'émettre des billets de banque garantis par des obligations d'État américaines. Ces billets auraient presque cours légal, puisque la loi stipulait qu'ils pouvaient être utilisés pour payer toutes les dettes, à l'exception des droits d'importation. La loi sur la banque nationale, qui intégrait leur projet, permettrait d'augmenter la masse monétaire grâce à un système de réserve fractionnaire : les banques pourraient prêter plus d'argent qu'elles n'en avaient en dépôt.[2]

Après d'intenses pressions exercées par les banquiers, menés par Jay et Henry Cooke, la loi fut adoptée en 1863 et entraîna une forte hausse de l'inflation. De plus, comme l'écrit l'économiste Murray Rothbard, elle « a également ouvert la voie au système de la Réserve fédérale en instaurant un système monétaire de type quasi-central ».[3]

Une source non documentée affirme que, pendant son deuxième mandat, Lincoln avait prévu d'abroger la loi sur la banque nationale ou de restreindre les pouvoirs qu'elle accordait aux banquiers. Si Lincoln avait abrogé ce privilège, les banques auraient perdu une énorme opportunité de gagner de l'argent.

Edwin Stanton, secrétaire à la Guerre de Lincoln, l'un des conspirateurs dans le complot d'assassinat

Le complot d'assassinat

Dans leur ouvrage intitulé The Lincoln Conspiracy (Conspiration Lincoln), David Balsiger et Charles E. Sellier, Jr. démontrent que des banquiers et des politiciens du Nord et du Sud ont comploté pour éliminer Lincoln. Les auteurs se sont appuyés sur les pages manquantes du journal intime de John Wilkes Booth et sur des lettres et documents récemment découverts pour montrer que le complot contre Lincoln impliquait non seulement le raciste frustré John Wilkes Booth, mais aussi Edwin Stanton, le secrétaire à la Guerre de Lincoln, qui convoitait la présidence, et des banquiers avides qui voulaient se débarrasser de Lincoln.

Booth s'entretint avec le financier Judah Benjamin, ministre du cabinet confédéré, qui l'emmena rencontrer le président de la Confédération, Jefferson Davis. Davis procura des fonds à Booth pour qu'il puisse mener des activités commerciales pour le compte de la Confédération, et Benjamin lui organisa des rencontres avec d'importants spéculateurs du Nord, notamment le financier de Philadelphie Jay Cooke.

Cooke invita Booth à une réunion à l'Astor House à New York. Il y rencontra des spéculateurs sur l'or et le coton, des banquiers et des industriels. Parmi eux se trouvaient le frère de Cooke, Henry, le chef politique Thurlow Weed, le courtier en coton Samuel Noble et le sénateur républicain radical Zachariah Chandler.

Balsiger et Sellier soulignent que pour Booth, il s'agissait d'une situation curieuse : « l'un des hommes les plus influents du cabinet de la Confédération l'avait envoyé rencontrer les banquiers qui finançaient la guerre de Lincoln ». Booth était dévoué à la victoire de la Confédération et ne comprenait pas pourquoi des personnalités importantes des camps adverses coopéraient.

Lors de la réunion, Jay Cooke déclara : « Je continuerai à traiter avec la Confédération. Non pas par crainte d'être trahi, mais parce que, en temps de paix comme en temps de guerre, un homme d'affaires doit faire des affaires, quels que soient les enjeux. » À la fin de la réunion, Cooke dit à Booth : « Il y a des millions de dollars de profits à réaliser, et on nous refuse notre part. Nous serons ruinés si la politique de Lincoln se poursuit. »[4]

Les dirigeants de cette alliance, tant du Nord que du Sud, ont engagé Booth pour kidnapper le président Lincoln, écrivent Balsiger et Sellier. Après six tentatives infructueuses, Booth, désespéré, a abattu le président dans la nuit du 14 avril 1865, alors que celui-ci était assis avec Mme Lincoln dans le balcon du théâtre Ford.[5]

Le pays n'a plus jamais été le même.

Conséquences

La guerre civile avait détruit le pouvoir de l'aristocratie foncière du Sud et établi les puissances industrielles du Nord. « Une nouvelle ploutocratie est née de la guerre et de la reconstruction, des maîtres de l'argent qui n'étaient pas moins conscients d'eux-mêmes et moins puissants que l'aristocratie des planteurs du Vieux Sud », ont écrit les historiens Samuel Eliot Morison et Henry Steele Commager. « La guerre, qui avait largement contribué à aplanir les distinctions de classe dans le Sud, a eu tendance à accentuer les différences de classe dans le Nord. »[6] Cela a préparé le terrain pour l'émergence de l'establishment bancaire du Nord en tant que classe dirigeante nationale.

La période de chaos politique qui a suivi l'assassinat de Lincoln a joué un rôle déterminant dans l'ascension de cette élite au pouvoir. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, s'est battu pour mettre en œuvre son plan de reconstruction clément. Faisant écho aux sentiments de Lincoln, il a déclaré : « Si un État doit être soutenu jusqu'à ce qu'il retrouve sa force, il doit être soutenu par ses amis, et non étouffé par ses ennemis. » [7]

Lincoln avait promis de reconnaître les gouvernements des États du Sud qui affranchiraient leurs esclaves et prêteraient serment d'allégeance à la Constitution et à l'Union s'ils étaient soutenus par au moins 10 % des électeurs lors de l'élection présidentielle de 1860. Le plan de Johnson suivait les mêmes grandes lignes.

Les républicains radicaux s'opposèrent violemment à ces deux projets. Malgré les vetos répétés de Johnson, ils adoptèrent leur propre législation, plus extrême, sur la reconstruction. Avec une rhétorique enflammée, ils appelèrent à punir le Sud au nom de la moralité et de la justice. Mais leur véritable objectif était de s'assurer que leur propre pouvoir reste incontesté.

Johnson s'est avéré être un obstacle aussi important pour les radicaux que l'avait été Lincoln. Il s'est déclaré ennemi de leurs objectifs de monopole, de centralisation du pouvoir au sein d'un gouvernement national et d'exploitation illimitée des ressources naturelles du pays par les entreprises. « Partout où le monopole s'implante, disait-il, il est certain qu'il sera source de colère, de discorde et de troubles. »[8] Comme l'écrit le professeur Howard K. Beale, « pour l'avenir de l'Amérique industrielle, la défense par Johnson de l'intérêt public et des gens ordinaires était bien plus dangereuse que n'importe quelle politique sudiste qu'il aurait pu concevoir ».[9]

Au cours de son mandat, Johnson s'est fermement opposé aux tentatives des grandes entreprises d'utiliser le gouvernement fédéral pour exploiter les terres inoccupées de l'Ouest. Il s'est opposé à l'octroi de terres publiques aux chemins de fer et a préféré les réserver aux pionniers agriculteurs. Il est intéressant de noter qu'il a opposé son veto à deux projets de loi qui auraient permis aux entreprises d'acheter des terres publiques dans le Montana et ainsi de monopoliser les ressources minérales et charbonnières de l'État à des fins privées. [10]

Les républicains radicaux contre-attaquèrent. Ils entreprirent de dépouiller la présidence de ses pouvoirs et de rendre le Congrès omnipotent, même si cela impliquait de contourner la Constitution et son système de freins et contrepoids. En mars 1867, le Congrès adopta trois lois anticonstitutionnelles, dont l'une retirait au président son rôle de commandant en chef.

Lorsque Johnson a ouvertement défié une autre de ces lois en démettant de ses fonctions son secrétaire à la Guerre, Edwin Stanton, qui complotait avec les radicaux contre lui, ceux-ci ont voté des articles de mise en accusation à son encontre et il a échappé à la condamnation à une seule voix près. À la fin du mandat de Johnson, un président plus docile a été élu, le général Ulysses S. Grant, qui a laissé les radicaux contrôler le pouvoir exécutif.

Si Johnson réussit à freiner les industriels et à protéger les pouvoirs de la présidence, il ne parvint pas à les empêcher, eux et les législateurs qu'ils contrôlaient, d'instaurer un nouvel ordre économique et une ère dominée par les grandes entreprises. Après la guerre civile, les barons voleurs — des hommes tels que Jay Gould, John D. Rockefeller, Cornelius Vanderbilt et John Jacob Astor — ainsi que d'autres financiers et industriels ont pris le contrôle des institutions du pays grâce à leur richesse acquise sans scrupules.

L'exemple de Lincoln

La Déesse de la Liberté nous a appelés à suivre les traces de Lincoln :

Contemplez maintenant avec moi votre propre individualisation de la flamme de la liberté. Imaginez-vous multiplié par l'action de ce corps du Seigneur. Puis pensez à Abraham Lincoln, seul à la Maison Blanche, seul à résister à toute la rébellion des déchus qui cherchaient à se séparer de l'Union et à défier tout le cœur ardent du Dieu Père-Mère dans les treize originels – le mandala d'initiation du Christ et de ses apôtres.

Pensez à la façon dont il avait déjà rencontré les banquiers internationaux, les Illuminati et ceux qui cherchaient à utiliser la guerre civile pour prendre le contrôle de l'Amérique afin de réaliser leurs plans de pouvoir et de domination. Pensez à la façon dont il a défié tous ceux qui avaient des intérêts égoïstes. Pensez à la façon dont il a défendu la flamme de la Mère. Pensez à la façon dont ce président était prêt à donner sa vie pour l'amour de la Mère et de ses enfants, puis demandez-vous : « Ne puis-je pas faire de même ? Puis-je en faire moins ? Et si je fais de même, les mêmes armées du Seigneur ne soutiendront-elles pas mon âme dans la lumière de la victoire ? » [11]

Voir aussi

Article principal: Président des États-Unis

Pour un compte rendu détaillé de la vie de Lincoln, y compris ses incarnations en tant que pharaon dans l'Égypte antique et en tant que Charles Lindbergh, voir Elizabeth Clare Prophet, 9 Cats, 9 Lives: Karma, Reincarnation & You (9 chats, 9 vies : le karma, la réincarnation et vous).

Sources

Elizabeth Clare Prophet, “The Abdication of America’s Destiny” (« L'abdication de la destinée américaine »), partie 1, Perles de sagesse, vol. 31, num. 9, 28 février 1988.

  1. Appleton Cyclopedia, 1861, p. 296.
  2. Herman E. Krooss, éd., Documentary History of Banking and Currency in the United States (Histoire documentaire du système bancaire et monétaire aux États-Unis) (Edgemont, Pennsylvanie : Chelsea House Publishers, 1969), 2:1392–93.
  3. Murray N. Rothbard, The Mystery of Banking (Le mystère bancaire) (n.p.: Richardson & Snyder, 1983), p. 224.
  4. David Balsiger et Charles E. Sellier, Jr., The Lincoln Conspiracy (La conspiration Lincoln) (Los Angeles : Schick Sunn Classic Books, 1977), pp. 58–62.
  5. Ibid., pp. 108-109.
  6. Samuel Eliot Morison et Henry Steele Commager, The Growth of the American Republic (La croissance de la République américaine) (New York : Oxford University Press, 1962), 2:17.
  7. Kenneth W. Leish, éd., The American Heritage Pictorial History of the Presidents of the United States (L'histoire illustrée des présidents des États-Unis par American Heritage) (New York : American Heritage Publishing Co., 1968), 1:432–33, 429.
  8. Howard K. Beale, The Critical Year: A Study of Andrew Johnson and Reconstruction (L'année critique : une étude sur Andrew Johnson et la reconstruction) (1930 ; réimpression, New York : Frederick Ungar Publishing Co., 1958), p. 264.
  9. Ibid., p. 218.
  10. Ibid., pp. 265, 269-271.
  11. The Goddess of Freedom, “Releasing the Flame of Freedom Enshrined in the Capitals of the Nations” (La Déesse de la Liberté, « Libérer la flamme de la liberté enchâssinée dans les capitales des nations »), partie 2, Perles de sagesse, vol. 44, num. 21, 27 mai 2001.