Frederick Chopin/fr: Difference between revisions
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<blockquote>Il se tenait à l'écart de tous les lieux bruyants et fréquentés et s'était construit une cellule isolée. Tout comme les fidèles déversent leur âme dans la prière, il déversait la sienne dans ses compositions. Ce que d'autres expriment à genoux, il l'exprimait par le langage des sons : tous les mystères de la passion et du chagrin que l'homme peut comprendre sans mots, car il n'existe pas de mots pour les exprimer adéquatement. <ref>Franz Liszt, | '''Frédéric Chopin''' est né en 1809 ; il était d'origine franco-polonaise. C'était un véritable Poisson. Son ami [[Special:MyLanguage/Franz Liszt|Franz Liszt]] a écrit à son sujet ce qui peut être considéré comme les traits caractéristiques d'un véritable Poisson : | ||
<blockquote>Il se tenait à l'écart de tous les lieux bruyants et fréquentés et s'était construit une cellule isolée. Tout comme les fidèles déversent leur âme dans la prière, il déversait la sienne dans ses compositions. Ce que d'autres expriment à genoux, il l'exprimait par le langage des sons : tous les mystères de la passion et du chagrin que l'homme peut comprendre sans mots, car il n'existe pas de mots pour les exprimer adéquatement. <ref>Franz Liszt, ''Life of Chopin (La Vie de Chopin)'' (Londres : William Reeves, 1899), p. 127.</ref> | |||
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Chopin est fidèle à la nature aquatique du signe qui le gouverne. Il souhaitait que toutes ses compositions soient jouées avec un mouvement de balancement et d'ondulation, imitant le miroitement de l'eau. Liszt a écrit : | Chopin est fidèle à la nature aquatique du signe qui le gouverne. Il souhaitait que toutes ses compositions soient jouées avec un mouvement de balancement et d'ondulation, imitant le miroitement de l'eau. Liszt a écrit : | ||
<blockquote>Par son style de jeu singulier, Chopin créait, avec un effet des plus fascinants, un balancement constant, faisant onduler la mélodie d'avant en arrière comme une barque emportée sur la crête des vagues déchaînées. Cette manière d'interprétation, qui imprimait une marque si particulière à son propre style, était d'abord indiquée par les mots | <blockquote>Par son style de jeu singulier, Chopin créait, avec un effet des plus fascinants, un balancement constant, faisant onduler la mélodie d'avant en arrière comme une barque emportée sur la crête des vagues déchaînées. Cette manière d'interprétation, qui imprimait une marque si particulière à son propre style, était d'abord indiquée par les mots ''Tempo rubato'' figurant dans ses œuvres ; un ''tempo'' brisé, agité, entrecoupé.<ref>Ibid., p. 83.</ref> | ||
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La musique de Chopin s’accorde au mouvement de l’eau, mais aussi à la couleur, un bleu azur qui, dit-on, est la compensation de l’esprit pour la douleur. Lorsque nous pensons aux Poissons, nous devons toujours nous rappeler qu’ils symbolisent le sacrifice total, l’abandon total dans le jardin de Gethsémani. Ainsi, le véritable Poisson connaît le chemin de Gethsémani, le chemin des [[quatorze stations du chemin de croix]]. C’est pourquoi les Poissons ont été appelés le signe de la douleur. Mais ce n’est pas la douleur qui dure, seulement une nuit, et la joie vient au matin. | La musique de Chopin s’accorde au mouvement de l’eau, mais aussi à la couleur, un bleu azur qui, dit-on, est la compensation de l’esprit pour la douleur. Lorsque nous pensons aux Poissons, nous devons toujours nous rappeler qu’ils symbolisent le sacrifice total, l’abandon total dans le jardin de Gethsémani. Ainsi, le véritable Poisson connaît le chemin de Gethsémani, le chemin des [[Special:MyLanguage/fourteen stations of the cross|quatorze stations du chemin de croix]]. C’est pourquoi les Poissons ont été appelés le signe de la douleur. Mais ce n’est pas la douleur qui dure, seulement une nuit, et la joie vient au matin. | ||
C'est par l'amour personnel que l'homme vit Gethsémani. C'est par l'amour impersonnel qu'il triomphe dans la flamme de la maîtrise divine. L'amour de Jésus pour ses disciples, pour nous, pour toute l'humanité, l'a conduit à traverser cette douleur. Cette douleur est une transmutation du péché du monde, du | C'est par l'amour personnel que l'homme vit Gethsémani. C'est par l'amour impersonnel qu'il triomphe dans la flamme de la maîtrise divine. L'amour de Jésus pour ses disciples, pour nous, pour toute l'humanité, l'a conduit à traverser cette douleur. Cette douleur est une transmutation du péché du monde, du ''weltschmerz''. La douleur du monde que nous ressentons est l’alchimie, le processus de transmutation par lequel les énergies qui étaient enfermées dans la douleur et le chagrin sont transmutées. Et dans la force de notre joie naît le feu de la [[Special:MyLanguage/resurrection|résurrection]]. La force devient l’élan de la résurrection. Ainsi, en comprenant l’alchimie, nous voyons comment la douleur fait ressortir ce qu’il y a de plus élevé chez l’homme. | ||
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== Chopin et l'esprit de la Pologne == | == Chopin et l'esprit de la Pologne == | ||
C'est à travers l'œuvre de Frédéric Chopin que s'est exprimée l'âme même du peuple polonais. Nous devons comprendre que chaque nation porte en elle un aspect de la [[conscience | C'est à travers l'œuvre de Frédéric Chopin que s'est exprimée l'âme même du peuple polonais. Nous devons comprendre que chaque nation porte en elle un aspect de la [[Special:MyLanguage/Christ consciousness|conscience du Christ]] qu'elle est appelée à faire naître, à brandir comme une étoile, comme un joyau : un aspect de la conscience divine qui doit se manifester. Comme ce serait ennuyeux si toutes les nations et tous les peuples se ressemblaient ! Nous nous connaîtrions tous, nous serions tous identiques. Mais nous apprenons à connaître le Christ à travers son incarnation chez de nombreux peuples. Chez le peuple polonais, le grand amour de la liberté est primordial. | ||
Certains perçoivent dans la musique de Chopin ce qu’ils appellent la tristesse indéfinissable de son œuvre, où le rire dissimule un cœur en larmes. Mais j’y entends le triomphe de la flamme de la maîtrise<ref>Le Poisson correspond à la ligne des deux heures de l’[[horloge cosmique]], la qualité de la maîtrise divine.</ref> sur le chagrin. Et toutes les peines et les fardeaux, les révolutions, les persécutions du peuple polonais se transforment en triomphe dans les eaux et les feux de la liberté. C'est ce génie que Chopin a capturé en méditant sur l'[[ange déva]] de la Pologne, la [[conscience | Certains perçoivent dans la musique de Chopin ce qu’ils appellent la tristesse indéfinissable de son œuvre, où le rire dissimule un cœur en larmes. Mais j’y entends le triomphe de la flamme de la maîtrise<ref>Le Poisson correspond à la ligne des deux heures de l’[[Special:MyLanguage/cosmic clock|horloge cosmique]], la qualité de la maîtrise divine.</ref> sur le chagrin. Et toutes les peines et les fardeaux, les révolutions, les persécutions du peuple polonais se transforment en triomphe dans les eaux et les feux de la liberté. C'est ce génie que Chopin a capturé en méditant sur l'[[Special:MyLanguage/angel deva|ange déva]] de la Pologne, la [[Special:MyLanguage/Christ consciousness|conscience du Christ]], les [[Special:MyLanguage/causal body|corps causaux]] de tout son peuple. | ||
Il a composé une dizaine de polonaises, voire plus, inspirées par les grands poètes patriotiques de son époque. C'est une musique qui élargit notre sentiment de liberté dans le fini, qui fait le pont vers notre sentiment de liberté dans l'infini. George Sand disait de Chopin : « C'était un amoureux de l'Impossible, si ténu et si proche des régions stellaires. »<ref>Hal A. Lingerman, ''The Healing Energies of Music (Les vertus thérapeutiques de la musique)'' (Wheaton, Ill. : Quest Books, 1995), p. 163.</ref> | |||
Tout comme cette musique est issue du génie de la conscience christique, elle rend à un peuple accablé par la conscience humaine son identité perdue, son âme même. Ainsi, la musique de Chopin a été l’âme même de la Pologne, lui donnant la dignité et la force de se dresser face à n’importe quel ennemi, n’importe quelle armée, et de déclarer : « Vous ne piétinerez pas les flammes de la liberté. » | |||
C'est un héritage laissé au monde dont nous pouvons tous tirer des enseignements et auquel nous pouvons tous aspirer. Chaque culture, chaque nation possède ce sommet de la réalisation d'un aspect de la conscience christique. Nulle part cela n'est mieux exprimé que dans la musique de ce peuple. | |||
== Sources == | == Sources == | ||
Elizabeth Clare Prophet, 30 septembre 1973. | |||
Elizabeth Clare Prophet, | |||
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Frédéric Chopin est né en 1809 ; il était d'origine franco-polonaise. C'était un véritable Poisson. Son ami Franz Liszt a écrit à son sujet ce qui peut être considéré comme les traits caractéristiques d'un véritable Poisson :
Il se tenait à l'écart de tous les lieux bruyants et fréquentés et s'était construit une cellule isolée. Tout comme les fidèles déversent leur âme dans la prière, il déversait la sienne dans ses compositions. Ce que d'autres expriment à genoux, il l'exprimait par le langage des sons : tous les mystères de la passion et du chagrin que l'homme peut comprendre sans mots, car il n'existe pas de mots pour les exprimer adéquatement. [1]
Il arrive un moment où les mots ne suffisent plus et où seule la musique permet d'exprimer ce que ressent l'âme.
Le signe des Poissons
Chopin est fidèle à la nature aquatique du signe qui le gouverne. Il souhaitait que toutes ses compositions soient jouées avec un mouvement de balancement et d'ondulation, imitant le miroitement de l'eau. Liszt a écrit :
Par son style de jeu singulier, Chopin créait, avec un effet des plus fascinants, un balancement constant, faisant onduler la mélodie d'avant en arrière comme une barque emportée sur la crête des vagues déchaînées. Cette manière d'interprétation, qui imprimait une marque si particulière à son propre style, était d'abord indiquée par les mots Tempo rubato figurant dans ses œuvres ; un tempo brisé, agité, entrecoupé.[2]
La musique de Chopin s’accorde au mouvement de l’eau, mais aussi à la couleur, un bleu azur qui, dit-on, est la compensation de l’esprit pour la douleur. Lorsque nous pensons aux Poissons, nous devons toujours nous rappeler qu’ils symbolisent le sacrifice total, l’abandon total dans le jardin de Gethsémani. Ainsi, le véritable Poisson connaît le chemin de Gethsémani, le chemin des quatorze stations du chemin de croix. C’est pourquoi les Poissons ont été appelés le signe de la douleur. Mais ce n’est pas la douleur qui dure, seulement une nuit, et la joie vient au matin.
C'est par l'amour personnel que l'homme vit Gethsémani. C'est par l'amour impersonnel qu'il triomphe dans la flamme de la maîtrise divine. L'amour de Jésus pour ses disciples, pour nous, pour toute l'humanité, l'a conduit à traverser cette douleur. Cette douleur est une transmutation du péché du monde, du weltschmerz. La douleur du monde que nous ressentons est l’alchimie, le processus de transmutation par lequel les énergies qui étaient enfermées dans la douleur et le chagrin sont transmutées. Et dans la force de notre joie naît le feu de la résurrection. La force devient l’élan de la résurrection. Ainsi, en comprenant l’alchimie, nous voyons comment la douleur fait ressortir ce qu’il y a de plus élevé chez l’homme.
Chopin et l'esprit de la Pologne
C'est à travers l'œuvre de Frédéric Chopin que s'est exprimée l'âme même du peuple polonais. Nous devons comprendre que chaque nation porte en elle un aspect de la conscience du Christ qu'elle est appelée à faire naître, à brandir comme une étoile, comme un joyau : un aspect de la conscience divine qui doit se manifester. Comme ce serait ennuyeux si toutes les nations et tous les peuples se ressemblaient ! Nous nous connaîtrions tous, nous serions tous identiques. Mais nous apprenons à connaître le Christ à travers son incarnation chez de nombreux peuples. Chez le peuple polonais, le grand amour de la liberté est primordial.
Certains perçoivent dans la musique de Chopin ce qu’ils appellent la tristesse indéfinissable de son œuvre, où le rire dissimule un cœur en larmes. Mais j’y entends le triomphe de la flamme de la maîtrise[3] sur le chagrin. Et toutes les peines et les fardeaux, les révolutions, les persécutions du peuple polonais se transforment en triomphe dans les eaux et les feux de la liberté. C'est ce génie que Chopin a capturé en méditant sur l'ange déva de la Pologne, la conscience du Christ, les corps causaux de tout son peuple.
Il a composé une dizaine de polonaises, voire plus, inspirées par les grands poètes patriotiques de son époque. C'est une musique qui élargit notre sentiment de liberté dans le fini, qui fait le pont vers notre sentiment de liberté dans l'infini. George Sand disait de Chopin : « C'était un amoureux de l'Impossible, si ténu et si proche des régions stellaires. »[4]
Tout comme cette musique est issue du génie de la conscience christique, elle rend à un peuple accablé par la conscience humaine son identité perdue, son âme même. Ainsi, la musique de Chopin a été l’âme même de la Pologne, lui donnant la dignité et la force de se dresser face à n’importe quel ennemi, n’importe quelle armée, et de déclarer : « Vous ne piétinerez pas les flammes de la liberté. »
C'est un héritage laissé au monde dont nous pouvons tous tirer des enseignements et auquel nous pouvons tous aspirer. Chaque culture, chaque nation possède ce sommet de la réalisation d'un aspect de la conscience christique. Nulle part cela n'est mieux exprimé que dans la musique de ce peuple.
Sources
Elizabeth Clare Prophet, 30 septembre 1973.
- ↑ Franz Liszt, Life of Chopin (La Vie de Chopin) (Londres : William Reeves, 1899), p. 127.
- ↑ Ibid., p. 83.
- ↑ Le Poisson correspond à la ligne des deux heures de l’horloge cosmique, la qualité de la maîtrise divine.
- ↑ Hal A. Lingerman, The Healing Energies of Music (Les vertus thérapeutiques de la musique) (Wheaton, Ill. : Quest Books, 1995), p. 163.