Frederick Chopin

From TSL Encyclopedia
Revision as of 18:04, 20 March 2026 by Hbraga (talk | contribs) (Created page with "Il a composé une dizaine de polonaises, voire plus, inspirées par les grands poètes patriotiques de son époque. C'est une musique qui élargit notre sentiment de liberté dans le fini, qui fait le pont vers notre sentiment de liberté dans l'infini. George Sand disait de Chopin : « C'était un amoureux de l'Impossible, si ténu et si proche des régions stellaires. »<ref>Hal A. Lingerman, ''The Healing Energies of Music'' (Wheaton, Ill. : Quest Books, 1995), p. 163...")
Other languages:
Frédéric Chopin, daguerréotype de Bisson [vers 1849]

Template:Compositeurs

Frédéric Chopin est né en 1809 ; il était d'origine franco-polonaise. C'était un véritable Poisson. Son ami Franz Liszt a écrit à son sujet ce qui peut être considéré comme les traits caractéristiques d'un véritable Poisson :

Il se tenait à l'écart de tous les lieux bruyants et fréquentés et s'était construit une cellule isolée. Tout comme les fidèles déversent leur âme dans la prière, il déversait la sienne dans ses compositions. Ce que d'autres expriment à genoux, il l'exprimait par le langage des sons : tous les mystères de la passion et du chagrin que l'homme peut comprendre sans mots, car il n'existe pas de mots pour les exprimer adéquatement. [1]

Il arrive un moment où les mots ne suffisent plus et où seule la musique permet d'exprimer ce que ressent l'âme.

Le signe des Poissons

Chopin est fidèle à la nature aquatique du signe qui le gouverne. Il souhaitait que toutes ses compositions soient jouées avec un mouvement de balancement et d'ondulation, imitant le miroitement de l'eau. Liszt a écrit :

Par son style de jeu singulier, Chopin créait, avec un effet des plus fascinants, un balancement constant, faisant onduler la mélodie d'avant en arrière comme une barque emportée sur la crête des vagues déchaînées. Cette manière d'interprétation, qui imprimait une marque si particulière à son propre style, était d'abord indiquée par les mots « Tempo rubato » figurant dans ses œuvres ; un « tempo » brisé, agité, entrecoupé.[2]

La musique de Chopin s’accorde au mouvement de l’eau, mais aussi à la couleur, un bleu azur qui, dit-on, est la compensation de l’esprit pour la douleur. Lorsque nous pensons aux Poissons, nous devons toujours nous rappeler qu’ils symbolisent le sacrifice total, l’abandon total dans le jardin de Gethsémani. Ainsi, le véritable Poisson connaît le chemin de Gethsémani, le chemin des quatorze stations du chemin de croix. C’est pourquoi les Poissons ont été appelés le signe de la douleur. Mais ce n’est pas la douleur qui dure, seulement une nuit, et la joie vient au matin.

C'est par l'amour personnel que l'homme vit Gethsémani. C'est par l'amour impersonnel qu'il triomphe dans la flamme de la maîtrise divine. L'amour de Jésus pour ses disciples, pour nous, pour toute l'humanité, l'a conduit à traverser cette douleur. Cette douleur est une transmutation du péché du monde, du « weltschmerz ». La douleur du monde que nous ressentons est l’alchimie, le processus de transmutation par lequel les énergies qui étaient enfermées dans la douleur et le chagrin sont transmutées. Et dans la force de notre joie naît le feu de la résurrection. La force devient l’élan de la résurrection. Ainsi, en comprenant l’alchimie, nous voyons comment la douleur fait ressortir ce qu’il y a de plus élevé chez l’homme.

Chopin et l'esprit de la Pologne

C'est à travers l'œuvre de Frédéric Chopin que s'est exprimée l'âme même du peuple polonais. Nous devons comprendre que chaque nation porte en elle un aspect de la conscience christique qu'elle est appelée à faire naître, à brandir comme une étoile, comme un joyau : un aspect de la conscience divine qui doit se manifester. Comme ce serait ennuyeux si toutes les nations et tous les peuples se ressemblaient ! Nous nous connaîtrions tous, nous serions tous identiques. Mais nous apprenons à connaître le Christ à travers son incarnation chez de nombreux peuples. Chez le peuple polonais, le grand amour de la liberté est primordial.

Certains perçoivent dans la musique de Chopin ce qu’ils appellent la tristesse indéfinissable de son œuvre, où le rire dissimule un cœur en larmes. Mais j’y entends le triomphe de la flamme de la maîtrise[3] sur le chagrin. Et toutes les peines et les fardeaux, les révolutions, les persécutions du peuple polonais se transforment en triomphe dans les eaux et les feux de la liberté. C'est ce génie que Chopin a capturé en méditant sur l'ange déva de la Pologne, la conscience christique, les corps causaux de tout son peuple.

Il a composé une dizaine de polonaises, voire plus, inspirées par les grands poètes patriotiques de son époque. C'est une musique qui élargit notre sentiment de liberté dans le fini, qui fait le pont vers notre sentiment de liberté dans l'infini. George Sand disait de Chopin : « C'était un amoureux de l'Impossible, si ténu et si proche des régions stellaires. »[4]

As this music was taken from the genius of the Christ consciousness, so it gives back to a people who become burdened by the human consciousness their lost identity, their very soul. And so the music of Chopin has been the very soul of Poland, which has given them the dignity and the worth to stand before any foe, any army, and to say, “You shall not trample upon the fires of freedom.”

It is a legacy to the world from which we all can learn, and to which we can all aspire to attain. Every culture, every nation has that peak of the realization of an aspect of the Christ consciousness. Nowhere is it more beautifully captured than in the music of the people.

Sources

Elizabeth Clare Prophet, September 30, 1973.

  1. Franz Liszt, « Life of Chopin » (Londres : William Reeves, 1899), p. 127.
  2. Ibid., p. 83.
  3. Le Poisson correspond à la ligne des deux heures de l’horloge cosmique, la qualité de la maîtrise divine.
  4. Hal A. Lingerman, The Healing Energies of Music (Wheaton, Ill. : Quest Books, 1995), p. 163.