Tibetan Book of the Dead/fr: Difference between revisions
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[[File:Wheel of Existence.jpg|thumb| | [[File:Wheel of Existence.jpg|thumb|Le bhavachakra tibétain, ou roue de la vie, illustrant la nature cyclique de l'existence. L'image se compose de quatre cercles concentriques, tenus par Yama, le seigneur de la mort. En haut à droite, l'image du Bouddha représente la possibilité de se libérer de la souffrance de la réincarnation. (Thangka du Tibet oriental, vers 1800)]] | ||
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Le texte du '''Bardo Thodol''', généralement traduit en anglais par '''Livre tibétain des morts''', est l'un des textes sacrés de l'école bouddhiste Nyingma, ou « bonnet rouge », fondée par le grand gourou et bouddha indien [[Special:MyLanguage/Padma Sambhava|Padma Sambhava]]. | |||
L'enseignement fondamental sur la dangerosité des [[Special:MyLanguage/five poisons|cinq poisons]] présenté parallèlement au pouvoir salvateur des [[Special:MyLanguage/Five Dhyani Buddhas|cinq Dhyani Bouddhas]] est principalement exprimé dans le Livre tibétain des morts. | |||
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Bien que le texte du Livre tibétain des morts soit utilisé comme un bréviaire et soit lu par un lama au-dessus du corps de la personne décédée afin qu'elle obtienne la libération en entendant ses vérités, il est également reconnu comme un livre destiné aux vivants, aux initiés qui s'efforcent ici et maintenant de se libérer du cycle des renaissances à la fin de leur vie actuelle ou, au moins, de renaître dans de meilleures conditions pour leur évolution spirituelle dans leur prochaine vie. | |||
Lama Govinda souligne que le Bardo Thodol | |||
< | <blockquote>... est une clé qui ouvre les recoins les plus secrets de l'esprit humain, un guide pour les initiés et pour ceux qui cherchent la voie spirituelle de la libération... Elle n'a de valeur que pour ceux qui pratiquent et réalisent ses enseignements au cours de leur vie...</blockquote> | ||
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< | <blockquote>... d'une importance particulière, même pendant la vie. Gardez-le précieusement, lisez-le, mémorisez-le, gardez-le bien à l'esprit, relisez-le régulièrement trois fois ; assurez-vous que les mots et leur signification soient très clairs ; il faut que les mots et leur signification ne soient pas oubliés, même si une centaine de bourreaux vous poursuivaient. <ref>Evans-Wentz, ''Tibetan Book of the Dead (Le Livre tibétain des morts)'', p. 151.</ref></blockquote> | ||
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Lama Govinda | == Origine == | ||
Lama Govinda écrit : | |||
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Selon la tradition tibétaine, le ''Bardo Thödol'' est l'une des œuvres de Padma-Sambhava qui ont été secrètement cachées afin d'être préservées pour les générations futures, et qui devaient être révélées au monde lorsque le moment serait venu. Quoi qu'il en soit, il est un fait que pendant la persécution du bouddhisme par Langdarma, au début du IXe siècle, <small>J-</small>.<small>D</small>., d'innombrables livres datant des débuts du bouddhisme tibétain ont été cachés sous des rochers, dans des grottes et dans d'autres endroits afin d'éviter leur destruction. Comme tous les membres de l'ordre bouddhiste et leurs partisans ont été tués ou chassés du Tibet, la plupart de ces écritures enfouies sont restées là où elles avaient été cachées. Beaucoup d'entre elles ont été retrouvées au cours des siècles suivants et désignées sous le nom de ''Termas'', un terme dérivé du mot tibétain ''Gter'', prononcé ''Ter'', qui signifie ''trésor''. Ceux qui ont découvert ces trésors spirituels et propagé leurs enseignements ont été appelés ''[[Special:MyLanguage/Tertön|Tertön]]s,... ce qui signifie « révélateur de trésor ».<ref>Govinda, Avant-propos introductif, dans Evans-Wentz, ''Le Livre tibétain des morts'', p. liv.</ref> | |||
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== | == Utilisations == | ||
Dans la pratique bouddhiste tibétaine, des passages de cette écriture sont lus pendant plusieurs jours consécutifs à ceux qui approchent de la mort ou à ceux qui sont décédés. Chaque jour, l'âme est informée que dans l'état post-mortem, elle rencontrera et devra choisir entre la lumière rayonnante de chacun des Bouddhas Dhyani et la lumière terne représentant l'un des royaumes inférieurs. L'âme est exhortée à ne pas craindre les Dhyani Bouddhas, mais à leur faire confiance et à résister à l'attraction des lumières ternes. En fonction de la maîtrise des cinq poisons que l'âme aura acquise au cours de son incarnation, elle sera attirée à un degré plus ou moins grand par la lumière salvatrice des Dhyani Bouddhas. | |||
Evans-Wentz, compilateur et éditeur d'une traduction du Livre tibétain des morts, dit : | |||
Evans-Wentz, | |||
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Le défunt est présenté à chacun de ces attributs divins, ou principes, inhérents à chaque être humain, comme dans un drame symbolique d'initiation, afin de le tester et de découvrir si une partie de sa nature divine (ou ''bodhic'') s'est développée. Le développement complet de tous les pouvoirs ''bodhic'' des cinq Dhyani Bouddhas, qui en sont la personnification, conduit à la libération, à la bouddhéité. Un développement partiel conduit à la renaissance dans l'un des états les plus heureux.<ref>Evans-Wentz, ''Le Livre tibétain des morts'', p. 17.</ref> | |||
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Par exemple, le deuxième jour, le Bouddha Dhyani [[Akshobhya]] vient avec ses [[Bodhisattva]]s accompagnateurs, dont [[Maitreya]], pour apparaître à l'âme. Le texte avertit qu'une lumière blanche brillante et rayonnante émanant du cœur du Bouddha Dhyani ainsi qu'une « lumière terne, couleur fumée, provenant de l'enfer » « te frapperont ». | |||
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Par la puissance de la colère, tu engendreras la peur et tu seras effrayé par la lumière blanche éblouissante, et tu [souhaiteras] t'en éloigner ; tu engendreras un sentiment d'affection pour la lumière terne et enfumée de l'Enfer. Agis alors de manière à ne pas craindre cette lumière blanche brillante, éblouissante et transparente. Sache qu'il s'agit de la Sagesse. Place en elle ta foi humble et sincère... | |||
Ne t'attache pas à la lumière terne et enfumée de l'Enfer. C'est le chemin qui s'ouvre pour t'accueillir à cause du pouvoir du ''karma'' maléfique accumulé par ta colère violente. Si tu es attiré par elle, tu tomberas dans les mondes infernaux ; et, une fois tombé, tu devras endurer une misère insupportable, sans aucune certitude de pouvoir en sortir. Comme cela constitue un obstacle sur le chemin de la libération, ne la regarde pas et évite la colère.<ref>Ibid, p. 109.</ref> | |||
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Pour l'âme qui ne répond pas favorablement à ces premières rencontres, écrit Evans-Wentz, | |||
<blockquote>... les visions du ''Bardo'' deviennent de moins en moins divines ; le défunt s'enfonce de plus en plus profondément dans le marécage des hallucinations ''sangsāriques'' ; les rayonnements de la nature supérieure s'estompent dans les lumières de la nature inférieure.<ref>Ibid, p. 17.</ref></blockquote> | |||
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Le tibétologue Detlef Lauf explique plus en détail : | |||
<blockquote>Le Livre tibétain des morts recommande de méditer sur la véritable nature de ces cinq bouddhas afin que leur grande sagesse puisse remplacer les cinq forces négatives. Les cinq grandes sagesses des bouddhas sont des objectifs brillants de transformation spirituelle. <ref>Detlef Ingo Lauf, ''Secret Doctrines of the Tibetan Books of the Dead (Les doctrines secrètes des livres tibétains des morts)'' (Boulder et Londres : Shamballa, 1977).</ref></blockquote> | |||
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== Sources == | == Sources == | ||
Elizabeth Clare Prophet, « Enseignements du Bouddha : les cinq Bouddhas Dhyani et les cinq poisons », 3 juillet 1989. | |||
Elizabeth Clare Prophet, | |||
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Latest revision as of 13:46, 8 January 2026

[Cette page a été traduit par Deepl./Google Translator et doit donc être révisé.]
Le texte du Bardo Thodol, généralement traduit en anglais par Livre tibétain des morts, est l'un des textes sacrés de l'école bouddhiste Nyingma, ou « bonnet rouge », fondée par le grand gourou et bouddha indien Padma Sambhava.
L'enseignement fondamental sur la dangerosité des cinq poisons présenté parallèlement au pouvoir salvateur des cinq Dhyani Bouddhas est principalement exprimé dans le Livre tibétain des morts.
Objectif du livre
Bien que le texte du Livre tibétain des morts soit utilisé comme un bréviaire et soit lu par un lama au-dessus du corps de la personne décédée afin qu'elle obtienne la libération en entendant ses vérités, il est également reconnu comme un livre destiné aux vivants, aux initiés qui s'efforcent ici et maintenant de se libérer du cycle des renaissances à la fin de leur vie actuelle ou, au moins, de renaître dans de meilleures conditions pour leur évolution spirituelle dans leur prochaine vie.
Lama Govinda souligne que le Bardo Thodol
... est une clé qui ouvre les recoins les plus secrets de l'esprit humain, un guide pour les initiés et pour ceux qui cherchent la voie spirituelle de la libération... Elle n'a de valeur que pour ceux qui pratiquent et réalisent ses enseignements au cours de leur vie...
Si vous ne le faites pas, cela ne vous aidera pas sur votre lit de mort ni dans l'au-delà.
L'une des pratiques les plus anciennes et les plus universelles consiste pour l'initié à vivre l'expérience de [la] mort [du vieil homme] avant de pouvoir renaître spirituellement [en tant que nouvel homme]. Symboliquement, il doit mourir à son passé et à son ancien ego avant de pouvoir prendre sa place dans la nouvelle vie spirituelle à laquelle il a été initié. [1]
Le Livre tibétain des morts souligne que la formation qu'il présente est
... d'une importance particulière, même pendant la vie. Gardez-le précieusement, lisez-le, mémorisez-le, gardez-le bien à l'esprit, relisez-le régulièrement trois fois ; assurez-vous que les mots et leur signification soient très clairs ; il faut que les mots et leur signification ne soient pas oubliés, même si une centaine de bourreaux vous poursuivaient. [2]
Origine
Lama Govinda écrit :
Selon la tradition tibétaine, le Bardo Thödol est l'une des œuvres de Padma-Sambhava qui ont été secrètement cachées afin d'être préservées pour les générations futures, et qui devaient être révélées au monde lorsque le moment serait venu. Quoi qu'il en soit, il est un fait que pendant la persécution du bouddhisme par Langdarma, au début du IXe siècle, J-.D., d'innombrables livres datant des débuts du bouddhisme tibétain ont été cachés sous des rochers, dans des grottes et dans d'autres endroits afin d'éviter leur destruction. Comme tous les membres de l'ordre bouddhiste et leurs partisans ont été tués ou chassés du Tibet, la plupart de ces écritures enfouies sont restées là où elles avaient été cachées. Beaucoup d'entre elles ont été retrouvées au cours des siècles suivants et désignées sous le nom de Termas, un terme dérivé du mot tibétain Gter, prononcé Ter, qui signifie trésor. Ceux qui ont découvert ces trésors spirituels et propagé leurs enseignements ont été appelés Tertöns,... ce qui signifie « révélateur de trésor ».[3]
Utilisations
Dans la pratique bouddhiste tibétaine, des passages de cette écriture sont lus pendant plusieurs jours consécutifs à ceux qui approchent de la mort ou à ceux qui sont décédés. Chaque jour, l'âme est informée que dans l'état post-mortem, elle rencontrera et devra choisir entre la lumière rayonnante de chacun des Bouddhas Dhyani et la lumière terne représentant l'un des royaumes inférieurs. L'âme est exhortée à ne pas craindre les Dhyani Bouddhas, mais à leur faire confiance et à résister à l'attraction des lumières ternes. En fonction de la maîtrise des cinq poisons que l'âme aura acquise au cours de son incarnation, elle sera attirée à un degré plus ou moins grand par la lumière salvatrice des Dhyani Bouddhas.
Evans-Wentz, compilateur et éditeur d'une traduction du Livre tibétain des morts, dit :
Le défunt est présenté à chacun de ces attributs divins, ou principes, inhérents à chaque être humain, comme dans un drame symbolique d'initiation, afin de le tester et de découvrir si une partie de sa nature divine (ou bodhic) s'est développée. Le développement complet de tous les pouvoirs bodhic des cinq Dhyani Bouddhas, qui en sont la personnification, conduit à la libération, à la bouddhéité. Un développement partiel conduit à la renaissance dans l'un des états les plus heureux.[4]
Par exemple, le deuxième jour, le Bouddha Dhyani Akshobhya vient avec ses Bodhisattvas accompagnateurs, dont Maitreya, pour apparaître à l'âme. Le texte avertit qu'une lumière blanche brillante et rayonnante émanant du cœur du Bouddha Dhyani ainsi qu'une « lumière terne, couleur fumée, provenant de l'enfer » « te frapperont ».
Par la puissance de la colère, tu engendreras la peur et tu seras effrayé par la lumière blanche éblouissante, et tu [souhaiteras] t'en éloigner ; tu engendreras un sentiment d'affection pour la lumière terne et enfumée de l'Enfer. Agis alors de manière à ne pas craindre cette lumière blanche brillante, éblouissante et transparente. Sache qu'il s'agit de la Sagesse. Place en elle ta foi humble et sincère...
Ne t'attache pas à la lumière terne et enfumée de l'Enfer. C'est le chemin qui s'ouvre pour t'accueillir à cause du pouvoir du karma maléfique accumulé par ta colère violente. Si tu es attiré par elle, tu tomberas dans les mondes infernaux ; et, une fois tombé, tu devras endurer une misère insupportable, sans aucune certitude de pouvoir en sortir. Comme cela constitue un obstacle sur le chemin de la libération, ne la regarde pas et évite la colère.[5]
Pour l'âme qui ne répond pas favorablement à ces premières rencontres, écrit Evans-Wentz,
... les visions du Bardo deviennent de moins en moins divines ; le défunt s'enfonce de plus en plus profondément dans le marécage des hallucinations sangsāriques ; les rayonnements de la nature supérieure s'estompent dans les lumières de la nature inférieure.[6]
Le tibétologue Detlef Lauf explique plus en détail :
Le Livre tibétain des morts recommande de méditer sur la véritable nature de ces cinq bouddhas afin que leur grande sagesse puisse remplacer les cinq forces négatives. Les cinq grandes sagesses des bouddhas sont des objectifs brillants de transformation spirituelle. [7]
Sources
Elizabeth Clare Prophet, « Enseignements du Bouddha : les cinq Bouddhas Dhyani et les cinq poisons », 3 juillet 1989.
- ↑ Lama Ahagarika Govinda, Avant-propos introductif, dans W. Y. Evans-Wentz, The Tibetan Book of the Dead: Or The After-Death Experiences on the Bardo Plane, according to Lama Kazi Dawa-Samdup’s English Rendering (Le Livre tibétain des morts : ou les expériences après la mort sur le plan du bardo, d'après la traduction anglaise du Lama Kazi Dawa-Samdup) (Oxford University Press, 1960), p. lix.
- ↑ Evans-Wentz, Tibetan Book of the Dead (Le Livre tibétain des morts), p. 151.
- ↑ Govinda, Avant-propos introductif, dans Evans-Wentz, Le Livre tibétain des morts, p. liv.
- ↑ Evans-Wentz, Le Livre tibétain des morts, p. 17.
- ↑ Ibid, p. 109.
- ↑ Ibid, p. 17.
- ↑ Detlef Ingo Lauf, Secret Doctrines of the Tibetan Books of the Dead (Les doctrines secrètes des livres tibétains des morts) (Boulder et Londres : Shamballa, 1977).