Milarepa/fr: Difference between revisions

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[[File:Bhutanese painted thanka of Milarepa (1052-1135), Late 19th-early 20th Century, Dhodeydrag Gonpa, Thimphu, Bhutan.jpg|thumb|Milarepa, thanka from Bhutan (late 19th early 20th century]]
[[File:Bhutanese painted thanka of Milarepa (1052-1135), Late 19th-early 20th Century, Dhodeydrag Gonpa, Thimphu, Bhutan.jpg|thumb|Milarepa, thanka du Bhoutan (fin du XIXe siècle début du XXe siècle)]]


'''Milarepa''' (1040–1143) is the revered saint and poet of Tibetan Buddhism. He attained great mastery in the [[siddhis|yogic powers]], including [[levitation]] and flight through the air. He is characteristically depicted with his right hand cupped to his ear or near his ear. Some have surmised that this indicates that he is a ''shravaka'', which is a disciple of the Buddha, a “listener.” (''Shravaka'' means “hearing, listening to.”) Others believe the gesture may also symbolize Milarepa’s capacity to retain Buddhist teachings and doctrines in his ear. Milarepa was a master of the esoteric teachings of the [[tantra]], which were orally transmitted from guru to disciple.
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== The story of his life ==
'''Milarepa''' (1040-1143) est un saint et poète vénéré du bouddhisme tibétain. Il a atteint une grande maîtrise des [[Special:MyLanguage/siddhis|siddhis]] (pouvoirs yogiques), notamment la [[Special:MyLanguage/levitation|lévitation]] et le vol dans les airs. Il est généralement représenté avec la main droite en coupe contre son oreille ou près de celle-ci. Certains ont supposé que cela indiquait qu'il était un ''shravaka'', c'est-à-dire un disciple du Bouddha, un « auditeur ». (''Shravaka '' signifie « entendre, écouter »). D'autres pensent que ce geste symbolise également la capacité de Milarepa à retenir les enseignements et les doctrines bouddhistes dans son oreille. Milarepa était un maître des enseignements ésotériques du [[tantra]], qui étaient transmis oralement de gourou à disciple.


Tibetans universally revere Milarepa as a great Buddhist saint who became fully enlightened. The story of his life and path are recorded in a biography written by one of his disciples. In it, Milarepa recounts to his students the events of his life—from his practice of the [[Black magic|black arts]] as a youth and his penance and probationary period under a [[Guru]] of the True Doctrine, to his initiation on the “Path of Light” and his practice of renunciation and meditation.<ref>See W. Y. Evans-Wentz, ed., ''Tibet’s Great Yogi Milarepa: A Biography from the Tibetan'', 2d ed. (1951; reprint, New York: Oxford University Press, Galaxy Books. 1976).</ref>
<span id="The_story_of_his_life"></span>
== L'histoire de sa vie ==


Milarepa learned the black arts in order to bring vengeance upon his wicked relatives. During his cousin’s wedding feast he brings down the home of his uncle by his sorcery, causing the death of all the guests. When the villagers seek to avenge this slaughter, he creates hailstorms and destroys their crops.
Les Tibétains vénèrent universellement Milarepa comme un grand saint bouddhiste qui a atteint l'illumination totale. L'histoire de sa vie et de son parcours est consignée dans une biographie écrite par l'un de ses disciples. Dans cet ouvrage, Milarepa raconte à ses élèves les événements de sa vie, depuis sa pratique de la magie noire dans sa jeunesse et sa pénitence et sa période d'épreuve sous la direction d'un gourou de la vraie doctrine, jusqu'à son initiation à la « voie de la lumière » et sa pratique du renoncement et de la méditation. <ref>Voir W. Y. Evans-Wentz, éd., ''Tibet’s Great Yogi Milarepa: A Biography from the Tibetan (Le grand yogi tibétain Milarepa : une biographie tirée du tibétain)'', 2e éd. (1951 ; réimpression, New York : Oxford University Press, Galaxy Books. 1976).</ref>


Feeling deep remorse for these acts, Milarepa goes in search of a guru who will teach him the true dharma. A lama advises him to go to a monastery in Wheat Valley to seek out the “worthiest among the worthiest of men”—Marpa the Translator. “Between thee and him there is a karmic connection, which cometh from past lives,” says the lama. “To him thou must go.
Milarepa apprit les arts noirs afin de se venger de ses méchants parents. Lors du banquet de mariage de son cousin, il détruisit la maison de son oncle grâce à sa sorcellerie, causant la mort de tous les invités. Lorsque les villageois cherchèrent à se venger de ce massacre, il provoqua des tempêtes de grêle et détruisit leurs récoltes.


Milarepa meets his teacher and guru, Marpa, and begins a rigorous path of chelaship. He endures many hardships. Before he is accepted as a disciple, Marpa makes him build a house and then has him tear it down and begin again. This happens four times.
Rongé par le remords, Milarepa part à la recherche d'un gourou qui lui enseignera le vrai dharma. Un lama lui conseille de se rendre dans un monastère de Vallée du Blé pour y trouver « le plus digne parmi les hommes dignes » : Marpa le Traducteur. « Il existe entre toi et lui un lien karmique qui remonte à tes vies antérieures, lui dit le lama. C'est vers lui que tu dois te diriger. »


The walls of these houses represented walls of black magic that Milarepa has built in his subconscious. Black magic is the misuse of the sacred fire of the Divine Mother. Practiced in the past or the present, it is very binding, leaving distorted, out-of-alignment states and jagged lines of force. Milarepa had to be willing to tear down the walls of black magic and build again. While he was building and unbuilding, Milarepa was dismantling his [[electronic belt]]. The outer work was the sign of the inner work that was taking place.
Milarepa rencontre son maître et guru, Marpa, et commence une voie rigoureuse de chelaship. Il endure de nombreuses épreuves. Avant d’être accepté comme disciple, Marpa lui fait construire une maison puis la fait démolir, lui ordonnant de recommencer. Cela se produit quatre fois.


During this process, Milarepa was also unlearning the false teachings of the dark ones who imparted to him knowledge of the manipulation of energy. He had to overcome the practice of black magic and to balance the karma of his misdeeds. When he finally earned the right to be the chela of a true master, his pride had been broken, and in humility, he walked the way of attainment.
La magie noire est le mésusage du feu sacré de la Mère divine. Pratiquée dans le passé ou le présent, elle est très contraignante, laissant des états déformés, désalignés, et des lignes de force dentelées. Milarepa devait être disposé à démolir les murs de la magie noire et à reconstruire. Tandis qu’il construisait et déconstruisait, Milarepa démantelait sa [[ceinture électronique]]. Le travail extérieur était le signe du travail intérieur qui était en train de s’accomplir.


[[File:Milarepa the one Who Harkened 1925.jpg|thumb|upright=1.4|''Milarepa, the One Who Harkened'', Nicholas Roerich (1925)]]
Au cours de ce processus, Milarepa désapprit également les faux enseignements des ténèbres qui lui avaient transmis la connaissance de la manipulation de l'énergie. Il dut surmonter la pratique de la magie noire et équilibrer le karma de ses mauvaises actions. Lorsqu'il obtint enfin le droit d'être le chela d'un véritable maître, son orgueil avait été brisé et, dans l'humilité, il suivit le chemin de la réalisation.


== The lessons of Milarepa’s life ==
[[File:Milarepa the one Who Harkened 1925.jpg|thumb|upright=1.4|''Milarepa, celui qui écouta'', Nicholas Roerich (1925)]]


The ascended master [[Lanello]] has spoken of the lessons of Milarepa’s life:  
<span id="The_lessons_of_Milarepa’s_life"></span>
== Les leçons de la vie de Milarepa ==
 
Le maître ascensionné [[Special:MyLanguage/Lanello|Lanello]] a parlé des leçons de la vie de Milarepa :  


<blockquote>
<blockquote>
Was not Milarepa continually building and tearing down houses? For Marpa, his guru, demanded excellence and ultimately exacted from Milarepa that excellence. When Marpa accepted Milarepa as a pupil, he warned him: “If I impart to thee the Truth, it will entirely depend upon thine own perseverance and energy whether thou attainest liberation in one lifetime or not.<ref>Ibid., p. 91.</ref>
Milarepa ne passait-il pas son temps à construire et à démolir des maisons ? Car Marpa, son gourou, exigeait l'excellence et finit par l'obtenir de Milarepa. Lorsque Marpa accepta Milarepa comme disciple, il l'avertit : « Si je te transmets la Vérité, il dépendra entièrement de ta propre persévérance et de ton énergie que tu atteignes ou non la libération en une seule vie. »<ref>Ibid., p. 91.</ref>


Over time Marpa asked Milarepa to build four houses, each time directing him, after the house was well under construction, to fully or partially tear it down. When Milarepa brought to Marpa’s attention his cracked and bruised hands and legs and the large oozing sores on his back, Marpa said: ... If thou art really in search of the Truth, do not boast so about thy services, but continue waiting patiently and working steadily till thy building task is entirely finished.<ref>Ibid., p. 105.</ref>
Au fil du temps, Marpa demanda à Milarepa de construire quatre maisons, lui ordonnant à chaque fois, une fois la construction bien avancée, de les démolir entièrement ou partiellement. Lorsque Milarepa fit remarquer à Marpa ses mains et ses jambes couvertes d'ecchymoses et de blessures, ainsi que les grandes plaies suintantes sur son dos, Marpa lui dit : « ... Si tu es vraiment à la recherche de la Vérité, ne te vante pas autant de tes services, mais continue à attendre patiemment et à travailler sans relâche jusqu'à ce que ta tâche de construction soit entièrement terminée. »<ref>Ibid., p. 105.</ref>


Milarepa said of this incident, “Considering within myself that such was the wish of my Guru, I felt that I must go on and do as commanded. I therefore took up my loads and carried them in front of me now, and thus went about the work.” He later realized, “It was because of my having committed such terribly wicked deeds in the earlier part of my life, that now I had to suffer such excruciating and indescribable tortures at the very outset of my search for a Faith and Doctrine to emancipate me.<ref>Ibid., pp. 106, 128.</ref>
Milarepa a déclaré à propos de cet incident : « Considérant en moi-même que tel était le souhait de mon gourou, j'ai senti que je devais continuer et faire ce qui m'était demandé. J'ai donc pris mes charges et les ai portées devant moi, et j'ai ainsi accompli mon travail. » Il comprit plus tard : « C'est parce que j'avais commis des actes terriblement mauvais au début de ma vie que je devais maintenant subir des tortures atroces et indescriptibles au tout début de ma recherche d'une foi et d'une doctrine qui m'émancipent. »<ref>Ibid., pp. 106, 128.</ref>


When Milarepa had passed his initiations, Marpa explained to him, “My son, I knew thee to be a worthy ''shishya'' [disciple] from the very first.... And it was with a view to cleansing thee from thy sins that I had thee to work so hard upon the four houses. The houses themselves symbolize ... the four types of action, each house representing one of the four, namely, the peaceful, the powerful, the fascinating and the stern, respectively.
Lorsque Milarepa eut passé ses initiations, Marpa lui expliqua : « Mon fils, j'ai su dès le début que tu étais un digne « shishya » [disciple]... Et c'est dans le but de te purifier de tes péchés que je t'ai fait travailler si dur sur les quatre maisons. Les maisons elles-mêmes symbolisent... les quatre types d'action, chacune représentant l'un des quatre, à savoir respectivement la paix, la puissance, la fascination et la sévérité.


“I purposely wanted to fill thy heart with bitter repentance and sorrow, verging on despair, by turning thee out ignominiously. And thou, for having borne all those trials with patience and meekness, without the least change in thy faith in me, shalt have, as the result, disciples full of faith, energy, intelligence and kind compassion, endowed from the first with the qualifications essential to worthy ''shishyas''.<ref>Ibid., pp. 133, 134–35.</ref>
« J'ai délibérément voulu remplir ton cœur d'un repentir amer et d'une tristesse proche du désespoir, en te renvoyant de manière ignominieuse. Et toi, pour avoir supporté toutes ces épreuves avec patience et douceur, sans le moindre changement dans ta foi en moi, tu auras pour résultat des disciples pleins de foi, d'énergie, d'intelligence et de gentille compassion, dotés dès le départ des qualités essentielles pour être de dignes « shishyas ». »<ref>Ibid., pp. 133, 134–35.</ref>


Be reminded of the yogi, beloved. Be reminded that if you desire enough to get out of the cage of self, you will get out of it and you will transcend yourself!
Souviens-toi du yogi, mon bien-aimé. Souviens-toi que si tu désires suffisamment sortir de la cage de ton ego, tu en sortiras et tu te transcenderas !


Did not Milarepa sit in a cave in obedience to his guru? Did he not become green from eating nettles and yet would not budge from his cave until he received the key to his victory? When you want something enough, beloved, ''you will have it''.
Milarepa ne s'est-il pas assis dans une grotte par obéissance à son gourou ? N'est-il pas devenu vert à force de manger des orties, sans pour autant quitter sa grotte avant d'avoir reçu la clé de sa victoire ? Quand tu désires quelque chose suffisamment fort, mon amour, « tu l'obtiendras ».


Therefore, [[Padma Sambhava]] and I come to you. And we remind you of the teaching that your call compels our answer. If your call is a weak little call, halfhearted, you will get a weak little answer, halfhearted.
C'est pourquoi [[Special:MyLanguage/Padma Sambhava|Padma Sambhava]] et moi-même venons à vous. Et nous vous rappelons l'enseignement selon lequel votre appel exige notre réponse. Si votre appel est faible et timide, sans conviction, vous obtiendrez une réponse faible et timide, sans conviction.


But if, with all the fervor of your heart and mind and being, you cry out to God and to the [[Great White Brotherhood]] on behalf of those who are suffering in the earth, and you offer powerful invocations as you walk up and down in the night, beloved—if you do this daily with the intensity that you would offer to God if, for instance, you held your dying child in your arms and were pleading for his life, you will establish such a tie with the heart of the Godhead that no lawful prayer you offer for the rest of your life will be denied you!
Mais si, avec toute la ferveur de votre cœur, de votre esprit et de votre être, vous criez vers Dieu et vers la [[Special:MyLanguage/Great White Brotherhood|Grande Fraternité Blanche]] au nom de ceux qui souffrent sur terre, et si vous offrez de puissantes invocations en marchant dans la nuit, bien-aimés, si vous faites cela quotidiennement avec l'intensité que vous offririez à Dieu si, par exemple, vous teniez votre enfant mourant dans vos bras et imploriez pour sa vie, vous établirez un tel lien avec le cœur de la Divinité qu'aucune prière légitime que vous offrirez pour le reste de votre vie ne vous sera refusée !


And the intensity of God’s power that will be given to you in return shall be enough to literally move mountains of your karma and open the way for resolution through your [[Holy Christ Self]] and [[God Harmony]], that great [[cosmic being]] who ensouls the harmony of God.<ref>Lanello, “I Am Sent to Father You and to Mother You,{{POWref|38|37|, August 27, 1995}}</ref>
Et l'intensité du pouvoir divin qui vous sera donné en retour sera suffisante pour littéralement déplacer les montagnes de votre karma et ouvrir la voie à la résolution grâce à votre [[Special:MyLanguage/Holy Christ Self|Saint Christ Moi]] et à [[Special:MyLanguage/God Harmony|Dieu Harmonie]], ce grand [[Special:MyLanguage/Cosmic being|être cosmique]] qui incarne l'harmonie de Dieu. <ref>Lanello, “I Am Sent to Father You and to Mother You” (« Je suis envoyé pour vous paterniser et vous materner »), {{POWref-fr|38|37|, 27 août 1995}}</ref>
</blockquote>
</blockquote>


In the [[age of Aquarius]], the ascended masters teach that the work of Milarepa becomes the inner work of undoing the misdeeds of our past lives and past karma. We must rebuild our house through striving and service and the use of the science of the spoken Word and the violet flame.
À l'[[Special:MyLanguage/Age of Aquarius|ère du Verseau]], les maîtres ascensionnés enseignent que l'œuvre de Milarepa devient le travail intérieur consistant à réparer les mauvaises actions de nos vies passées et notre karma passé. Nous devons reconstruire notre maison par nos efforts, notre service et l'utilisation de la science du Verbe parlée et de la flamme violette.


As Lanello says:
Comme le dit Lanello :


<blockquote>This will take time and hard work, but you can do it, beloved. You ''can'' and you ''must'' correct those things that only ''you'' can correct. For you have built a flawed structure, and the only thing you can do is to tear it down and build again.<ref>Ibid.</ref></blockquote>
<blockquote>Cela demandera du temps et beaucoup de travail, mais vous pouvez y arriver, mes chers amis. Vous « pouvez » et vous « devez » corriger ces choses que vous seuls pouvez corriger. Car vous avez construit une structure imparfaite, et la seule chose que vous pouvez faire est de la démolir et de la reconstruire.<ref>Ibid.</ref></blockquote>


== Sources ==
== Sources ==


{{MTR}}, s.v. “Milarepa.”
{{MTR}}, (''Les maîtres et leurs retraites)'', “Milarepa.”


[[Category:Heavenly beings]]
[[Category:Les êtres célestes]]


<references />
<references />

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Milarepa, thanka du Bhoutan (fin du XIXe siècle – début du XXe siècle)

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Milarepa (1040-1143) est un saint et poète vénéré du bouddhisme tibétain. Il a atteint une grande maîtrise des siddhis (pouvoirs yogiques), notamment la lévitation et le vol dans les airs. Il est généralement représenté avec la main droite en coupe contre son oreille ou près de celle-ci. Certains ont supposé que cela indiquait qu'il était un shravaka, c'est-à-dire un disciple du Bouddha, un « auditeur ». (Shravaka signifie « entendre, écouter »). D'autres pensent que ce geste symbolise également la capacité de Milarepa à retenir les enseignements et les doctrines bouddhistes dans son oreille. Milarepa était un maître des enseignements ésotériques du tantra, qui étaient transmis oralement de gourou à disciple.

L'histoire de sa vie

Les Tibétains vénèrent universellement Milarepa comme un grand saint bouddhiste qui a atteint l'illumination totale. L'histoire de sa vie et de son parcours est consignée dans une biographie écrite par l'un de ses disciples. Dans cet ouvrage, Milarepa raconte à ses élèves les événements de sa vie, depuis sa pratique de la magie noire dans sa jeunesse et sa pénitence et sa période d'épreuve sous la direction d'un gourou de la vraie doctrine, jusqu'à son initiation à la « voie de la lumière » et sa pratique du renoncement et de la méditation. [1]

Milarepa apprit les arts noirs afin de se venger de ses méchants parents. Lors du banquet de mariage de son cousin, il détruisit la maison de son oncle grâce à sa sorcellerie, causant la mort de tous les invités. Lorsque les villageois cherchèrent à se venger de ce massacre, il provoqua des tempêtes de grêle et détruisit leurs récoltes.

Rongé par le remords, Milarepa part à la recherche d'un gourou qui lui enseignera le vrai dharma. Un lama lui conseille de se rendre dans un monastère de Vallée du Blé pour y trouver « le plus digne parmi les hommes dignes » : Marpa le Traducteur. « Il existe entre toi et lui un lien karmique qui remonte à tes vies antérieures, lui dit le lama. C'est vers lui que tu dois te diriger. »

Milarepa rencontre son maître et guru, Marpa, et commence une voie rigoureuse de chelaship. Il endure de nombreuses épreuves. Avant d’être accepté comme disciple, Marpa lui fait construire une maison puis la fait démolir, lui ordonnant de recommencer. Cela se produit quatre fois.

La magie noire est le mésusage du feu sacré de la Mère divine. Pratiquée dans le passé ou le présent, elle est très contraignante, laissant des états déformés, désalignés, et des lignes de force dentelées. Milarepa devait être disposé à démolir les murs de la magie noire et à reconstruire. Tandis qu’il construisait et déconstruisait, Milarepa démantelait sa ceinture électronique. Le travail extérieur était le signe du travail intérieur qui était en train de s’accomplir.

Au cours de ce processus, Milarepa désapprit également les faux enseignements des ténèbres qui lui avaient transmis la connaissance de la manipulation de l'énergie. Il dut surmonter la pratique de la magie noire et équilibrer le karma de ses mauvaises actions. Lorsqu'il obtint enfin le droit d'être le chela d'un véritable maître, son orgueil avait été brisé et, dans l'humilité, il suivit le chemin de la réalisation.

Milarepa, celui qui écouta, Nicholas Roerich (1925)

Les leçons de la vie de Milarepa

Le maître ascensionné Lanello a parlé des leçons de la vie de Milarepa :

Milarepa ne passait-il pas son temps à construire et à démolir des maisons ? Car Marpa, son gourou, exigeait l'excellence et finit par l'obtenir de Milarepa. Lorsque Marpa accepta Milarepa comme disciple, il l'avertit : « Si je te transmets la Vérité, il dépendra entièrement de ta propre persévérance et de ton énergie que tu atteignes ou non la libération en une seule vie. »[2]

Au fil du temps, Marpa demanda à Milarepa de construire quatre maisons, lui ordonnant à chaque fois, une fois la construction bien avancée, de les démolir entièrement ou partiellement. Lorsque Milarepa fit remarquer à Marpa ses mains et ses jambes couvertes d'ecchymoses et de blessures, ainsi que les grandes plaies suintantes sur son dos, Marpa lui dit : « ... Si tu es vraiment à la recherche de la Vérité, ne te vante pas autant de tes services, mais continue à attendre patiemment et à travailler sans relâche jusqu'à ce que ta tâche de construction soit entièrement terminée. »[3]

Milarepa a déclaré à propos de cet incident : « Considérant en moi-même que tel était le souhait de mon gourou, j'ai senti que je devais continuer et faire ce qui m'était demandé. J'ai donc pris mes charges et les ai portées devant moi, et j'ai ainsi accompli mon travail. » Il comprit plus tard : « C'est parce que j'avais commis des actes terriblement mauvais au début de ma vie que je devais maintenant subir des tortures atroces et indescriptibles au tout début de ma recherche d'une foi et d'une doctrine qui m'émancipent. »[4]

Lorsque Milarepa eut passé ses initiations, Marpa lui expliqua : « Mon fils, j'ai su dès le début que tu étais un digne « shishya » [disciple]... Et c'est dans le but de te purifier de tes péchés que je t'ai fait travailler si dur sur les quatre maisons. Les maisons elles-mêmes symbolisent... les quatre types d'action, chacune représentant l'un des quatre, à savoir respectivement la paix, la puissance, la fascination et la sévérité.

« J'ai délibérément voulu remplir ton cœur d'un repentir amer et d'une tristesse proche du désespoir, en te renvoyant de manière ignominieuse. Et toi, pour avoir supporté toutes ces épreuves avec patience et douceur, sans le moindre changement dans ta foi en moi, tu auras pour résultat des disciples pleins de foi, d'énergie, d'intelligence et de gentille compassion, dotés dès le départ des qualités essentielles pour être de dignes « shishyas ». »[5]

Souviens-toi du yogi, mon bien-aimé. Souviens-toi que si tu désires suffisamment sortir de la cage de ton ego, tu en sortiras et tu te transcenderas !

Milarepa ne s'est-il pas assis dans une grotte par obéissance à son gourou ? N'est-il pas devenu vert à force de manger des orties, sans pour autant quitter sa grotte avant d'avoir reçu la clé de sa victoire ? Quand tu désires quelque chose suffisamment fort, mon amour, « tu l'obtiendras ».

C'est pourquoi Padma Sambhava et moi-même venons à vous. Et nous vous rappelons l'enseignement selon lequel votre appel exige notre réponse. Si votre appel est faible et timide, sans conviction, vous obtiendrez une réponse faible et timide, sans conviction.

Mais si, avec toute la ferveur de votre cœur, de votre esprit et de votre être, vous criez vers Dieu et vers la Grande Fraternité Blanche au nom de ceux qui souffrent sur terre, et si vous offrez de puissantes invocations en marchant dans la nuit, bien-aimés, si vous faites cela quotidiennement avec l'intensité que vous offririez à Dieu si, par exemple, vous teniez votre enfant mourant dans vos bras et imploriez pour sa vie, vous établirez un tel lien avec le cœur de la Divinité qu'aucune prière légitime que vous offrirez pour le reste de votre vie ne vous sera refusée !

Et l'intensité du pouvoir divin qui vous sera donné en retour sera suffisante pour littéralement déplacer les montagnes de votre karma et ouvrir la voie à la résolution grâce à votre Saint Christ Moi et à Dieu Harmonie, ce grand être cosmique qui incarne l'harmonie de Dieu. [6]

À l'ère du Verseau, les maîtres ascensionnés enseignent que l'œuvre de Milarepa devient le travail intérieur consistant à réparer les mauvaises actions de nos vies passées et notre karma passé. Nous devons reconstruire notre maison par nos efforts, notre service et l'utilisation de la science du Verbe parlée et de la flamme violette.

Comme le dit Lanello :

Cela demandera du temps et beaucoup de travail, mais vous pouvez y arriver, mes chers amis. Vous « pouvez » et vous « devez » corriger ces choses que vous seuls pouvez corriger. Car vous avez construit une structure imparfaite, et la seule chose que vous pouvez faire est de la démolir et de la reconstruire.[7]

Sources

Mark L. Prophet and Elizabeth Clare Prophet, The Masters and Their Retreats, (Les maîtres et leurs retraites), “Milarepa.”

  1. Voir W. Y. Evans-Wentz, éd., Tibet’s Great Yogi Milarepa: A Biography from the Tibetan (Le grand yogi tibétain Milarepa : une biographie tirée du tibétain), 2e éd. (1951 ; réimpression, New York : Oxford University Press, Galaxy Books. 1976).
  2. Ibid., p. 91.
  3. Ibid., p. 105.
  4. Ibid., pp. 106, 128.
  5. Ibid., pp. 133, 134–35.
  6. Lanello, “I Am Sent to Father You and to Mother You” (« Je suis envoyé pour vous paterniser et vous materner »), Perles de sagesse, vol. 38, num. 37, 27 août 1995.
  7. Ibid.