Dialectical materialism/fr: Difference between revisions

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== La théorie dialectique de Hegel ==
== La théorie dialectique de Hegel ==


Hegel pensait que ce qui rend l'univers intelligible, c'est le fait de le comprendre comme un cycle éternel dans lequel [[l'Esprit]] prend conscience de lui-même en tant qu'[[Special:MyLanguage/Spirit|Esprit]]. Cette conscience de soi en tant qu'Esprit passe par la logique, à travers la nature, et par l'esprit-Esprit ou « Geist ».<ref>Hegel utilisait le mot « Geist » pour décrire un principe central de sa philosophie. Ce mot est l'origine étymologique du mot « ghost » (fantôme), mais ce terme a perdu une grande partie de son sens original en anglais. Les mots analogues dans d'autres langues sont le grec « pneuma », le latin « spiritus » et le sanskrit « [[Special:MyLanguage/prana|prana]] ». On retrouve un élément de la portée du sens original en anglais dans le terme « Holy Ghost » (Saint-Esprit). « Geist » peut être traduit par « conscience », « esprit » ou « Esprit ». L'utilisation de ce terme par Hegel témoigne de son éloignement du rationalisme athée. Il considérait la logique comme un Esprit pur et positif. Il voyait la nature comme la création négative de l'Esprit, qui porte la marque de son créateur, en d'autres termes, la [[Special:MyLanguage/Matter|Matière]]. Il considérait que l'Esprit apprenait à se connaître lui-même à travers l'Alpha, l'Oméga, la polarité masculine et féminine de l'univers, puis à travers le « Geist », la conscience de soi, l'expression de soi dans l'histoire, la découverte de soi dans l'art, la religion et la philosophie. Ce « Geist » devient alors le [[Special:MyLanguage/Christ Self|Christ Self]] individuel situé au milieu de l'être Esprit-Matière que vous êtes, ici et maintenant.
Hegel pensait que ce qui rend l'univers intelligible, c'est le fait de le comprendre comme un cycle éternel dans lequel l'[[Special:MyLanguage/Spirit|Esprit]] prend conscience de lui-même en tant qu'[[Special:MyLanguage/Spirit|Esprit]]. Cette conscience de soi en tant qu'Esprit passe par la logique, à travers la nature, et par l'esprit-Esprit ou « Geist ».<ref>Hegel utilisait le mot « Geist » pour décrire un principe central de sa philosophie. Ce mot est l'origine étymologique du mot « ghost » (fantôme), mais ce terme a perdu une grande partie de son sens original en anglais. Les mots analogues dans d'autres langues sont le grec « pneuma », le latin « spiritus » et le sanskrit « [[Special:MyLanguage/prana|prana]] ». On retrouve un élément de la portée du sens original en anglais dans le terme « Holy Ghost » (Saint-Esprit). « Geist » peut être traduit par « conscience », « esprit » ou « Esprit ». L'utilisation de ce terme par Hegel témoigne de son éloignement du rationalisme athée.</ref> Il considérait la logique comme un Esprit pur et positif. Il voyait la nature comme la création négative de l'Esprit, qui porte la marque de son créateur, en d'autres termes, la [[Special:MyLanguage/Matter|Matière]]. Il considérait que l'Esprit apprenait à se connaître lui-même à travers l'Alpha, l'Oméga, la polarité masculine et féminine de l'univers, puis à travers le « Geist », la conscience de soi, l'expression de soi dans l'histoire, la découverte de soi dans l'art, la religion et la philosophie. Ce « Geist » devient alors le [[Special:MyLanguage/Christ Self|Christ Self]] individuel situé au milieu de l'être Esprit-Matière que vous êtes, ici et maintenant.


Hegel pensait que la pensée suivait toujours le schéma dialectique. Une thèse positive initiale est immédiatement niée par son antithèse. Une réflexion plus approfondie produit une synthèse, qui produit à son tour une antithèse. Le processus se poursuit, mais pas indéfiniment, car il est circulaire. Son aboutissement est l'absolu, le retour de la pensée à la Source ou à l'Esprit.
Hegel pensait que la pensée suivait toujours le schéma dialectique. Une thèse positive initiale est immédiatement niée par son antithèse. Une réflexion plus approfondie produit une synthèse, qui produit à son tour une antithèse. Le processus se poursuit, mais pas indéfiniment, car il est circulaire. Son aboutissement est l'absolu, le retour de la pensée à la Source ou à l'Esprit.
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=== Ludwig Feuerbach ===
=== Ludwig Feuerbach ===


Marx a été fortement influencé par Ludwig Feuerbach, qui voyait dans la philosophie de Hegel quelque chose d'extrêmement révolutionnaire. Feuerbach a accompli une rupture avec la religion, une transition de l'idéalisme au matérialisme. Pour Feuerbach, l'homme est le secret de la religion. Alors que la doctrine traditionnelle soutient que Dieu a créé l'homme à son image, « Feuerbach soutient le contraire : ... l'homme a créé Dieu à son image ». <ref>August Thalheimer, « Introduction au matérialisme dialectique », partie 7, « Hegel et Feuerbach ». [http://www.marxists.org/archive/thalheimer/works/dimat/07.htm www.marxists.org/archive/thalheimer/works/dimat/07.htm].</ref>
Marx a été fortement influencé par Ludwig Feuerbach, qui voyait dans la philosophie de Hegel quelque chose d'extrêmement révolutionnaire. Feuerbach a accompli une rupture avec la religion, une transition de l'idéalisme au matérialisme. Pour Feuerbach, l'homme est le secret de la religion. Alors que la doctrine traditionnelle soutient que Dieu a créé l'homme à son image, « Feuerbach soutient le contraire : ... l'homme a créé Dieu à son image ». <ref>August Thalheimer, "Introduction to Dialectical Materialism" (« Introduction au matérialisme dialectique »), partie 7, « Hegel et Feuerbach ». [http://www.marxists.org/archive/thalheimer/works/dimat/07.htm www.marxists.org/archive/thalheimer/works/dimat/07.htm].</ref>


August Thalheimer décrit ainsi les opinions de Feuerbach : « Il n'existe pas de connaissance suprasensorielle, comme le prétendent la religion et la philosophie... La connaissance du monde n'est possible que sur la base de l'expérience sensorielle. »<ref>Ibid.</ref> Par conséquent, toute preuve doit être existentielle, expérimentale — elle doit provenir des cinq sens. C'est là un déni total de la faculté de conscience christique et des sens de l'âme dont disposent les fils et les filles de Dieu. Et pourtant, cette méthode empirique nous est imposée aujourd'hui, en particulier dans nos universités et nos collèges. On nous enseigne que c'est la seule façon de penser, la seule façon de tirer des conclusions dans le domaine scientifique, religieux ou dans tout autre domaine.
August Thalheimer décrit ainsi les opinions de Feuerbach : « Il n'existe pas de connaissance suprasensorielle, comme le prétendent la religion et la philosophie... La connaissance du monde n'est possible que sur la base de l'expérience sensorielle. »<ref>Ibid.</ref> Par conséquent, toute preuve doit être existentielle, expérimentale — elle doit provenir des cinq sens. C'est là un déni total de la faculté de conscience christique et des sens de l'âme dont disposent les fils et les filles de Dieu. Et pourtant, cette méthode empirique nous est imposée aujourd'hui, en particulier dans nos universités et nos collèges. On nous enseigne que c'est la seule façon de penser, la seule façon de tirer des conclusions dans le domaine scientifique, religieux ou dans tout autre domaine.
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Avec l'homme productif comme thèse rationaliste, Marx a développé une antithèse rationaliste. En niant l'Esprit inhérent que Hegel trouvait dans la nature, Marx a fait de la nature humaine l'antithèse de l'homme productif. La nature humaine créée par la volonté rationnelle n'obéit qu'aux lois dites rationnelles (par opposition à la loi apparemment irrationnelle de l'amour).
Avec l'homme productif comme thèse rationaliste, Marx a développé une antithèse rationaliste. En niant l'Esprit inhérent que Hegel trouvait dans la nature, Marx a fait de la nature humaine l'antithèse de l'homme productif. La nature humaine créée par la volonté rationnelle n'obéit qu'aux lois dites rationnelles (par opposition à la loi apparemment irrationnelle de l'amour).


Marx percevait l'interaction entre sa thèse et son antithèse comme une lutte des classes illimitée. Sa synthèse n'est pas la transcendance hégélienne. Il ne voit pas l'Esprit se transcender lui-même, devenant de plus en plus divin. Il voit la synthèse comme la mort et la destruction. Et c'est là que les [[démons]] ont décidé d'emmener les cycles de la Trinité : pour pervertir ses cycles et créer non pas la vie éternelle, ni l'ascension, mais la mort.
Marx percevait l'interaction entre sa thèse et son antithèse comme une lutte des classes illimitée. Sa synthèse n'est pas la transcendance hégélienne. Il ne voit pas l'Esprit se transcender lui-même, devenant de plus en plus divin. Il voit la synthèse comme la mort et la destruction. Et c'est là que les [[Special:MyLanguage/fallen ones|déchu]] ont décidé d'emmener les cycles de la Trinité : pour pervertir ses cycles et créer non pas la vie éternelle, ni l'ascension, mais la mort.


Marx a proposé que le progrès social ne peut être atteint que par le conflit entre l'ancien et le nouveau système et que la lutte des classes est le grand moteur de l'histoire.<ref>« L'histoire de toutes les sociétés qui ont existé jusqu'à présent est l'histoire des luttes de classes », Manifeste du Parti communiste (1848), section 1, paragraphe 1. La force négative que Hegel considérait comme inhérente à la force positive et comme la cause de son progrès cyclique, Marx l'identifiait dans le système social comme le germe de sa propre destruction — des réformes qui, idéalement, agissent comme un corps étranger au sein d'un système existant pour accélérer sa mort. Le progrès est entravé par des réformes limitées qui réduisent prématurément les tensions.  
Marx a proposé que le progrès social ne peut être atteint que par le conflit entre l'ancien et le nouveau système et que la lutte des classes est le grand moteur de l'histoire.<ref>« L'histoire de toutes les sociétés qui ont existé jusqu'à présent est l'histoire des luttes de classes », Manifeste du Parti communiste (1848), section 1, paragraphe 1. </ref> La force négative que Hegel considérait comme inhérente à la force positive et comme la cause de son progrès cyclique, Marx l'identifiait dans le système social comme le germe de sa propre destruction — des réformes qui, idéalement, agissent comme un corps étranger au sein d'un système existant pour accélérer sa mort. Le progrès est entravé par des réformes limitées qui réduisent prématurément les tensions.  


Pour Marx, la violence est le prix à payer pour le progrès. En d'autres termes, les maux de la société ne doivent pas être éliminés et détruits. Ils sont considérés comme l'antithèse de la thèse, une partie très nécessaire du processus. Il a donc proposé que nous laissions le mal se développer au point de détruire toute la société. En d'autres termes, nous avons besoin des conditions de décadence, de corruption, de destruction, de violence et de terreur pour faire évoluer la société vers le mieux. <ref>L'un des mensonges fondamentaux des êtres déchus est que le bien et le mal sont en polarité. Ce n'est pas vrai. L'esprit et la matière, le père et la mère sont en polarité. Le bien et le mal ne sont pas en polarité : le mal est irréel, le bien est réel. En réalité, le mal n'est pas nécessaire à l'expansion du bien, un principe démontré dans les âges d'or qui ont fleuri sur terre avant la chute de l'homme et l'entrée du mal dans le monde. </ref>
Pour Marx, la violence est le prix à payer pour le progrès. En d'autres termes, les maux de la société ne doivent pas être éliminés et détruits. Ils sont considérés comme l'antithèse de la thèse, une partie très nécessaire du processus. Il a donc proposé que nous laissions le mal se développer au point de détruire toute la société. En d'autres termes, nous avons besoin des conditions de décadence, de corruption, de destruction, de violence et de terreur pour faire évoluer la société vers le mieux. <ref>L'un des mensonges fondamentaux des êtres déchus est que le bien et le mal sont en polarité. Ce n'est pas vrai. L'esprit et la matière, le père et la mère sont en polarité. Le bien et le mal ne sont pas en polarité : le mal est irréel, le bien est réel. En réalité, le mal n'est pas nécessaire à l'expansion du bien, un principe démontré dans les âges d'or qui ont fleuri sur terre avant la chute de l'homme et l'entrée du mal dans le monde. </ref>
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[[File:Lenin-Trotsky 1920-05-20 Sverdlov Square (original).jpg|thumb|La théorie du matérialisme dialectique de Marx a inspiré des générations de révolutionnaires depuis son époque, entraînant la perte de dizaines de millions de vies.  
[[File:Lenin-Trotsky 1920-05-20 Sverdlov Square (original).jpg|thumb|La théorie du matérialisme dialectique de Marx a inspiré des générations de révolutionnaires depuis son époque, entraînant la perte de dizaines de millions de vies.  


[[Vladimir Lénine]], leader de la [[Révolution russe]], s'adressant aux troupes de l'Armée rouge sur la place Sverdlov, à Moscou, le 5 mai 1920.]]
[[Special:MyLanguage/Vladimir Lenin|Vladimir Lénine]], leader de la [[Special:MyLanguage/Russian Revolution|Révolution russe]], s'adressant aux troupes de l'Armée rouge sur la place Sverdlov, à Moscou, le 5 mai 1920.]]


<span id="Class_struggle"></span>
<span id="Class_struggle"></span>
== Lutte des classes ==
== Lutte des classes ==


Marx distinguait cinq formes économiques ou modes de production : communautaire primitive, esclavagiste, féodale, capitaliste et socialiste.
Marx distinguait cinq formes économiques ou modes de production : communautaire primitive, esclavagiste, féodale, capitaliste et [[Special:MyLanguage/Socialism|socialiste]].


Dans le premier cas, les moyens de production sont la propriété de la société. Dans le deuxième, ils appartiennent au propriétaire des esclaves. Dans le troisième, le seigneur féodal en est partiellement propriétaire, tandis que ses hommes possèdent quelques biens. Dans le quatrième, le capitaliste est propriétaire des moyens de production, mais pas de ses hommes. Il ne peut plus disposer de ses ouvriers comme bon lui semble, bien qu'ils soient contraints de travailler pour lui. Dans le cinquième stade, qui n'existe pas encore, les travailleurs eux-mêmes seront propriétaires des moyens de production et, avec l'abolition des contradictions inhérentes au capitalisme, la production atteindra son plein développement. Du point de vue tant de la production que de la liberté, chacun de ces stades représente un progrès par rapport au précédent, conformément au principe dialectique selon lequel chaque nouveau stade reprend tout ce qui avait de la valeur dans celui qu'il a nié.  
Dans le premier cas, les moyens de production sont la propriété de la société. Dans le deuxième, ils appartiennent au propriétaire des esclaves. Dans le troisième, le seigneur féodal en est partiellement propriétaire, tandis que ses hommes possèdent quelques biens. Dans le quatrième, le capitaliste est propriétaire des moyens de production, mais pas de ses hommes. Il ne peut plus disposer de ses ouvriers comme bon lui semble, bien qu'ils soient contraints de travailler pour lui. Dans le cinquième stade, qui n'existe pas encore, les travailleurs eux-mêmes seront propriétaires des moyens de production et, avec l'abolition des contradictions inhérentes au capitalisme, la production atteindra son plein développement. Du point de vue tant de la production que de la liberté, chacun de ces stades représente un progrès par rapport au précédent, conformément au principe dialectique selon lequel chaque nouveau stade reprend tout ce qui avait de la valeur dans celui qu'il a nié.  


Marx considérait que chaque étape du progrès social était représentée par une classe sociale distincte : le féodalisme par la noblesse, le capitalisme par les entrepreneurs, qu'il appelait la « bourgeoisie »<ref>Le mot « bourgeoisie » est un mot français qui désignait à l'origine les habitants d'une ville, par opposition aux paysans qui vivaient dans les zones rurales. Il a ensuite été utilisé comme terme juridique pour désigner ceux qui jouissaient des droits civiques et politiques dans une ville. Il s'agissait souvent de marchands, d'artisans et de chefs d'entreprise. Les révolutions des XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l'ascendant de la bourgeoisie sur la noblesse qui avait régné au cours des siècles précédents. Marx avait un grand mépris pour la bourgeoisie, et le mot est devenu péjoratif pour désigner la classe moyenne.</ref> ; le socialisme par les travailleurs, le prolétariat. <ref>« Prolétariat » : (français) du latin « proletarius », « producteurs de progéniture ». Le terme était utilisé dans la Rome antique pour désigner les affranchis pauvres, notamment les artisans et les petits commerçants, le rang le plus bas parmi les citoyens romains, dont la principale contribution à l'État était leur progéniture (« proles »). Dans la philosophie marxiste, le terme est utilisé pour désigner ceux qui ne possèdent ni capital ni moyens de production et qui gagnent leur vie en vendant leur travail. Marx soutenait que la victoire de la nouvelle classe ne pouvait être limitée par une [[démocratie]] qui substitue les bulletins de vote aux balles et exige le respect des droits inaliénables.  
Marx considérait que chaque étape du progrès social était représentée par une classe sociale distincte : le féodalisme par la noblesse, le capitalisme par les entrepreneurs, qu'il appelait la « bourgeoisie »<ref>Le mot « bourgeoisie » est un mot français qui désignait à l'origine les habitants d'une ville, par opposition aux paysans qui vivaient dans les zones rurales. Il a ensuite été utilisé comme terme juridique pour désigner ceux qui jouissaient des droits civiques et politiques dans une ville. Il s'agissait souvent de marchands, d'artisans et de chefs d'entreprise. Les révolutions des XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l'ascendant de la bourgeoisie sur la noblesse qui avait régné au cours des siècles précédents. Marx avait un grand mépris pour la bourgeoisie, et le mot est devenu péjoratif pour désigner la classe moyenne.</ref> ; le socialisme par les travailleurs, le prolétariat. <ref>« Prolétariat » : (français) du latin « proletarius », « producteurs de progéniture ». Le terme était utilisé dans la Rome antique pour désigner les affranchis pauvres, notamment les artisans et les petits commerçants, le rang le plus bas parmi les citoyens romains, dont la principale contribution à l'État était leur progéniture (« proles »). Dans la philosophie marxiste, le terme est utilisé pour désigner ceux qui ne possèdent ni capital ni moyens de production et qui gagnent leur vie en vendant leur travail.</ref> Marx soutenait que la victoire de la nouvelle classe ne pouvait être limitée par une [[Special:MyLanguage/democracy|démocratie]] qui substitue les bulletins de vote aux balles et exige le respect des droits inaliénables.  


Dans la lutte des classes dont Marx fut témoin après la révolution industrielle, il professait une sympathie extrême pour les masses laborieuses blessées et insultées. Cette sympathie pour les opprimés caractérise toute sa philosophie. Elle trouve son origine dans la sympathie du Diable pour lui-même : « Ayez pitié de moi. J'ai été chassé du paradis. Dieu m'a refusé sa lumière, son pain, son énergie, sa conscience ; donnez-moi maintenant ce que Dieu m'a refusé. »
Dans la lutte des classes dont Marx fut témoin après la révolution industrielle, il professait une sympathie extrême pour les masses laborieuses blessées et insultées. Cette sympathie pour les opprimés caractérise toute sa philosophie. Elle trouve son origine dans la sympathie du Diable pour lui-même : « Ayez pitié de moi. J'ai été chassé du paradis. Dieu m'a refusé sa lumière, son pain, son énergie, sa conscience ; donnez-moi maintenant ce que Dieu m'a refusé. »
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== Prédestination ==
== Prédestination ==


La [[Grande Fraternité Blanche]] nous enseigne qu'il n'y a pas de prédestination, car Dieu a donné le libre arbitre. Cela signifie qu'il n'y a pas de prédestination des âges d'or, des âges sombres ou du cours de l'histoire. Nous ne sommes pas des robots, des êtres mécaniques soumis à un déterminisme économique mécanique. Nous sommes des êtres libres de Dieu, avec une flamme dans le cœur, destinés à être libres d'appliquer les lois d'un cosmos qui soutiennent toutes la liberté individuelle.
La [[Special:MyLanguage/Great White Brotherhood|Grande Fraternité Blanche]] nous enseigne qu'il n'y a pas de prédestination, car Dieu a donné le libre arbitre. Cela signifie qu'il n'y a pas de prédestination des âges d'or, des âges sombres ou du cours de l'histoire. Nous ne sommes pas des robots, des êtres mécaniques soumis à un déterminisme économique mécanique. Nous sommes des êtres libres de Dieu, avec une flamme dans le cœur, destinés à être libres d'appliquer les lois d'un cosmos qui soutiennent toutes la liberté individuelle.


Au sens absolu, Dieu ne réduit jamais l'homme à l'esclavage afin de le conduire vers une liberté future. Mais au sens relatif, l'homme s'y réduit lui-même par les lois de limitation qu'il s'impose à lui-même. Et ce n'est pas parce que l'homme s'est réduit lui-même à l'esclavage que nous pouvons conclure que, selon le matérialisme dialectique, il évoluera hors de l'esclavage par le déterminisme économique. C'est impossible. L'homme évolue hors de l'esclavage grâce au Christ, grâce à cette libération de l'âme qui est une explosion de conscience, qui est l'élévation de ce Christ dans le temple de l'être ; c'est-à-dire en confessant qu'il est venu dans la chair dans ce temple.  
Au sens absolu, Dieu ne réduit jamais l'homme à l'esclavage afin de le conduire vers une liberté future. Mais au sens relatif, l'homme s'y réduit lui-même par les lois de limitation qu'il s'impose à lui-même. Et ce n'est pas parce que l'homme s'est réduit lui-même à l'esclavage que nous pouvons conclure que, selon le matérialisme dialectique, il évoluera hors de l'esclavage par le déterminisme économique. C'est impossible. L'homme évolue hors de l'esclavage grâce au Christ, grâce à cette libération de l'âme qui est une explosion de conscience, qui est l'élévation de ce Christ dans le temple de l'être ; c'est-à-dire en confessant qu'il est venu dans la chair dans ce temple.  


Nous pouvons clairement voir que l'histoire a suivi ces étapes. Mais cela ne s'est pas produit selon l'interprétation de Marx. Cette évolution est le résultat du karma, le karma de l'ignorance de la loi du Christ individuel. Il n'était pas nécessaire de passer par ces étapes. Elles n'étaient pas dépendantes les unes des autres. Elles ne sont pas issues de cette dialectique. Elles sont issues du fait que, petit à petit, étape par étape, l'individu développait une conscience christique et acquérait ainsi une compréhension de plus en plus grande de la loi économique énoncée par Jésus-Christ et du flux de la vie abondante. <ref>Voir la conférence d'Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie économique de Jésus-Christ », 6 octobre 1978, disponible sur DVD et album audio ''[http://store.summitlighthouse.org/ the-seduction-of-socialism-and-the-responsibility-of-freedom-dvdsmp3 La séduction du socialisme et la responsabilité de la liberté]'' et en version audio sur [http://www.ascendedmasterlibrary.org Ascended Master Library]. </ref> Et nous en arrivons au principe suprême de cette vie abondante dans la relation gourou-chela dans le [[système de libre entreprise]]. Il s'agit de l'évolution de la conscience christique à travers les cycles de l'Alpha et de l'Oméga, comme thèse, antithèse et synthèse du Christ en nous.
Nous pouvons clairement voir que l'histoire a suivi ces étapes. Mais cela ne s'est pas produit selon l'interprétation de Marx. Cette évolution est le résultat du karma, le karma de l'ignorance de la loi du Christ individuel. Il n'était pas nécessaire de passer par ces étapes. Elles n'étaient pas dépendantes les unes des autres. Elles ne sont pas issues de cette dialectique. Elles sont issues du fait que, petit à petit, étape par étape, l'individu développait une conscience christique et acquérait ainsi une compréhension de plus en plus grande de la loi économique énoncée par Jésus-Christ et du flux de la vie abondante. <ref>Voir la conférence d'Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie économique de Jésus-Christ », 6 octobre 1978, disponible sur DVD et album audio ''[http://store.summitlighthouse.org/ the-seduction-of-socialism-and-the-responsibility-of-freedom-dvdsmp3 (La séduction du socialisme et la responsabilité de la liberté])'' et en version audio sur [http://www.ascendedmasterlibrary.org Ascended Master Library]. </ref> Et nous en arrivons au principe suprême de cette vie abondante dans la relation gourou-chela dans le [[système de libre entreprise]]. Il s'agit de l'évolution de la conscience christique à travers les cycles de l'Alpha et de l'Oméga, comme thèse, antithèse et synthèse du Christ en nous.


Marx utilise sa théorie pour justifier que le socialisme est la prochaine étape du déterminisme économique. Ce n'est pas le cas. Le socialisme est et a toujours été l'état déchu de l'homme et de la femme. Et avec cette logique, les déchus tentent de nous priver des fondements de l'économie de l'âge d'or et de nous ramener à la forme de vie la plus primitive sur terre. Le socialisme n'est pas né dans les années 1850. Il existe depuis des millénaires sous la forme d'un mensonge subtil au sein de l'être individuel.
Marx utilise sa théorie pour justifier que le socialisme est la prochaine étape du déterminisme économique. Ce n'est pas le cas. Le socialisme est et a toujours été l'état déchu de l'homme et de la femme. Et avec cette logique, les déchus tentent de nous priver des fondements de l'économie de l'âge d'or et de nous ramener à la forme de vie la plus primitive sur terre. Le socialisme n'est pas né dans les années 1850. Il existe depuis des millénaires sous la forme d'un mensonge subtil au sein de l'être individuel.
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== Le point de vue de la Confrérie ==
== Le point de vue de la Confrérie ==


Le matérialisme dialectique n'est en soi pas valable selon les enseignements de la [[Fraternité]], car il fonde les séquences de cause à effet dans la société sur les phases de la conscience humaine, la réaction des nouvelles phases aux anciennes, puis un mélange des deux produisant un nouveau produit qui reste la conscience humaine. En fait, il s'agit d'un matérialisme diabolique, car il néglige la définition de la Matière en tant que Mère, et l'alchimie de la Mère dans la civilisation en tant que réalisation maternelle de la flamme divine par les fils et les filles du Très-Haut.  
Le matérialisme dialectique n'est en soi pas valable selon les enseignements de la [[Special:MyLanguage/Brotherhood|Fraternité]], car il fonde les séquences de cause à effet dans la société sur les phases de la conscience humaine, la réaction des nouvelles phases aux anciennes, puis un mélange des deux produisant un nouveau produit qui reste la conscience humaine. En fait, il s'agit d'un matérialisme diabolique, car il néglige la définition de la Matière en tant que Mère, et l'alchimie de la Mère dans la civilisation en tant que réalisation maternelle de la flamme divine par les fils et les filles du Très-Haut.  


Lorsque vous réalisez la plénitude de la flamme de la Mère, vous disposez de tous les attributs de la civilisation, de la Matière, la cristallisation de la flamme divine. Le matérialisme sans la Mère est anti-Mère, anti-Matière.
Lorsque vous réalisez la plénitude de la flamme de la Mère, vous disposez de tous les attributs de la civilisation, de la Matière, la cristallisation de la flamme divine. Le matérialisme sans la Mère est anti-Mère, anti-Matière.
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La Cause première, qui est le karma de Dieu (la « cause » du « rayon » dans la « manifestation »), est la descente de l'âme dotée du libre arbitre. Sous cette Cause Première, obéissant à cette volonté, imprégnés de cette sagesse, remplis de cet amour du Saint-Esprit, nous pouvons manifester la maîtrise divine. En désobéissant à celle-ci, en entrant dans l'ignorance de la Loi et dans la synthèse anti-amour, nous établissons des causes secondaires.
La Cause première, qui est le karma de Dieu (la « cause » du « rayon » dans la « manifestation »), est la descente de l'âme dotée du libre arbitre. Sous cette Cause Première, obéissant à cette volonté, imprégnés de cette sagesse, remplis de cet amour du Saint-Esprit, nous pouvons manifester la maîtrise divine. En désobéissant à celle-ci, en entrant dans l'ignorance de la Loi et dans la synthèse anti-amour, nous établissons des causes secondaires.


Les causes secondaires sont temporairement réelles. Elles sont réelles parce que nous les entretenons par notre libre arbitre, mais elles sont irréelles au sens absolu et nous ne leur accordons donc pas [[Pouvoir, sagesse et amour|pouvoir, sagesse ou amour]]. Nous ne leur donnons pas d'énergie. Nous les coupons de la vigne de la vie et les jetons dans la fournaise ardente où appartient l'ivraie.  
Les causes secondaires sont temporairement réelles. Elles sont réelles parce que nous les entretenons par notre libre arbitre, mais elles sont irréelles au sens absolu et nous ne leur accordons donc pas [[Special:MyLanguage/Power, wisdom and love|Pouvoir, sagesse ou amour]]. Nous ne leur donnons pas d'énergie. Nous les coupons de la vigne de la vie et les jetons dans la fournaise ardente où appartient l'ivraie.  


Ce qui est vrai pour l'individu l'est aussi pour la civilisation. Il y a une cause première : [[l'âge d'or|les civilisations de l'âge d'or]], le gouvernement divin et l'économie de l'âge d'or. Il y a des séquences de causes et d'effets secondaires : le karma de la société et de la civilisation qui ne sont pas fondés sur le Rocher du Christ.
Ce qui est vrai pour l'individu l'est aussi pour la civilisation. Il y a une cause première : [[Special:MyLanguage/Golden age|les civilisations de l'âge d'or]], le gouvernement divin et l'économie de l'âge d'or. Il y a des séquences de causes et d'effets secondaires : le karma de la société et de la civilisation qui ne sont pas fondés sur le Rocher du Christ.


La loi du karma que nous avons mise en mouvement n'a pas de conclusion inévitable, mais seulement le processus perpétuel de résolution par la loi de l'amour et son feu sacré transmutateur. Les agents de cette transmutation sont toujours le Verbe fait chair et le baptême de feu du Saint-Esprit. Ce processus se poursuit jusqu'à ce que l'Absolu soit atteint, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'âme soit libérée de toutes les séquences de cause à effet — dialectiques, didactiques ou matérialistes — par l'intégration avec la [[Loi de l'Un]] ou le [[JE SUIS CELUI QUI SUIS]].
La loi du karma que nous avons mise en mouvement n'a pas de conclusion inévitable, mais seulement le processus perpétuel de résolution par la loi de l'amour et son feu sacré transmutateur. Les agents de cette transmutation sont toujours le Verbe fait chair et le baptême de feu du Saint-Esprit. Ce processus se poursuit jusqu'à ce que l'Absolu soit atteint, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'âme soit libérée de toutes les séquences de cause à effet — dialectiques, didactiques ou matérialistes — par l'intégration avec la [[Special:MyLanguage/Law of the One|Loi de l'Un]] ou le [[Special:MyLanguage/I AM THAT I AM|JE SUIS CELUI QUI SUIS]].


<span id="Saint_Germain’s_commentary_on_Marxist_philosophy"></span>
<span id="Saint_Germain’s_commentary_on_Marxist_philosophy"></span>
== Commentaire de Saint Germain sur la philosophie marxiste ==
== Commentaire de Saint Germain sur la philosophie marxiste ==


[[Saint Germain]] commente les erreurs fondamentales de la philosophie de Marx :   
[[Special:MyLanguage/Saint Germain|Saint Germain]] commente les erreurs fondamentales de la philosophie de Marx :   


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Certains d'entre vous savent que l'étude de la relation entre les contraires dans les plans de la relativité se reflète dans la dialectique du philosophe allemand du XIXe siècle Georg Hegel, qui a théorisé que le processus de pensée de l'homme et tous les changements historiques résultent de l'interaction de trois éléments : thèse, antithèse et synthèse. Selon cet observateur des forces de la vie, chaque thèse génère son contraire, ou antithèse, et l'interaction des deux produit une synthèse qui transcende les deux. La synthèse qui en résulte devient à son tour une nouvelle thèse, et l'ensemble du processus se répète encore et encore.
Certains d'entre vous savent que l'étude de la relation entre les contraires dans les plans de la relativité se reflète dans la dialectique du philosophe allemand du XIXe siècle Georg Hegel, qui a théorisé que le processus de pensée de l'homme et tous les changements historiques résultent de l'interaction de trois éléments : thèse, antithèse et synthèse. Selon cet observateur des forces de la vie, chaque thèse génère son contraire, ou antithèse, et l'interaction des deux produit une synthèse qui transcende les deux. La synthèse qui en résulte devient à son tour une nouvelle thèse, et l'ensemble du processus se répète encore et encore.


Ainsi, dans la dialectique hégélienne, tout progrès résulte du conflit inévitable entre des forces opposées, un principe que Karl Marx a bouleversé dans son « matérialisme dialectique », où il a remplacé l'idéalisme de Hegel par le matérialisme économique. Alors que Hegel soutenait la valeur de l'État et voyait dans le processus dialectique le déploiement du principe spirituel, Marx a qualifié l'État de mécanisme d'exploitation et a affirmé que tout progrès résulte de conflits impliquant les moyens de production économiques.
Ainsi, dans la dialectique hégélienne, tout progrès résulte du conflit inévitable entre des forces opposées un principe que Karl Marx a bouleversé dans son « matérialisme dialectique », où il a remplacé l'idéalisme de Hegel par le matérialisme économique. Alors que Hegel soutenait la valeur de l'État et voyait dans le processus dialectique le déploiement du principe spirituel, Marx a qualifié l'État de mécanisme d'exploitation et a affirmé que tout progrès résulte de conflits impliquant les moyens de production économiques.


Vous qui comprenez que le principe fondamental des enseignements des maîtres ascensionnés est la Loi de l'Un, vous ne tenez pas toujours compte de cette loi de relativité qui régit le bien et le mal relatifs, telle qu'elle est perçue par les psychologues, les scientifiques et les philosophes mondains. De plus, dans le monde de [[maya]], où le bien et le mal sont toujours « relativement » opposés, nous devons également tenir compte de la qualification négative erronée des Absolus de Puissance, de Sagesse et d'Amour dont nous avons parlé. Nous aborderons donc à la fois les équations humaines et divines.
Vous qui comprenez que le principe fondamental des enseignements des maîtres ascensionnés est la Loi de l'Un, vous ne tenez pas toujours compte de cette loi de relativité qui régit le bien et le mal relatifs, telle qu'elle est perçue par les psychologues, les scientifiques et les philosophes mondains. De plus, dans le monde de [[Special:MyLanguage/maya|maya]], où le bien et le mal sont toujours « relativement » opposés, nous devons également tenir compte de la qualification négative erronée des Absolus de Puissance, de Sagesse et d'Amour dont nous avons parlé. Nous aborderons donc à la fois les équations humaines et divines.


La Loi de l'Un, fondée sur l'unité de l'Être, fonctionne également dans le cadre de la raison humaine et des événements humains et, lorsqu'elle accomplit son cycle dans l'expérience individuelle, elle soutient la Vérité et expose l'erreur.
La Loi de l'Un, fondée sur l'unité de l'Être, fonctionne également dans le cadre de la raison humaine et des événements humains et, lorsqu'elle accomplit son cycle dans l'expérience individuelle, elle soutient la Vérité et expose l'erreur.


Mais dans la perception humaine « à deux yeux » du monde acquise après le départ de la connaissance de soi édénique dans et en tant qu'Unique — lorsque la vision du monde de l'homme et de la femme n'était plus unique dans l'œil immaculé et omniscient de Dieu, mais identique à celle de la bande d'anges déchus séducteurs appelés [[serpents]] —, il y avait inévitablement deux côtés à chaque équation humaine, avec le pendule oscillant entre chaud et froid, gauche/droite, toujours prêt à se produire.
Mais dans la perception humaine « à deux yeux » du monde acquise après le départ de la connaissance de soi édénique dans et en tant qu'Unique — lorsque la vision du monde de l'homme et de la femme n'était plus unique dans l'œil immaculé et omniscient de Dieu, mais identique à celle de la bande d'anges déchus séducteurs appelés [[Special:MyLanguage/serpent|serpents]] — il y avait inévitablement deux côtés à chaque équation humaine, avec le pendule oscillant entre chaud et froid, gauche/droite, toujours prêt à se produire.


Il n'en va pas de même dans l'équation divine. Ici, la véritable polarité divine de l'Alpha et de l'Oméga, le plus/moins de la divinité et de chaque membre de la Trinité, sont les contreparties masculines/féminines de l'Être. Elles sont complémentaires, et non opposées, accomplissant toujours la Loi de l'Un en tant que Tout divin. Mais dans la condition humaine, tout comme il existe un pôle positif, il existe également un pôle négatif dans une situation donnée. Ce sont des forces opposées, rivales par nature et mutuellement destructrices. Par exemple, si la thèse est l'amour humain, son antithèse sera une forme d'opposé polaire de l'amour : la haine humaine, la peur, la suspicion ou même une légère aversion. Leur synthèse sera une version édulcorée des deux, sans engagement ni pour l'un ni pour l'autre.
Il n'en va pas de même dans l'équation divine. Ici, la véritable polarité divine de l'Alpha et de l'Oméga, le plus/moins de la divinité et de chaque membre de la Trinité, sont les contreparties masculines/féminines de l'Être. Elles sont complémentaires, et non opposées, accomplissant toujours la Loi de l'Un en tant que Tout divin. Mais dans la condition humaine, tout comme il existe un pôle positif, il existe également un pôle négatif dans une situation donnée. Ce sont des forces opposées, rivales par nature et mutuellement destructrices. Par exemple, si la thèse est l'amour humain, son antithèse sera une forme d'opposé polaire de l'amour : la haine humaine, la peur, la suspicion ou même une légère aversion. Leur synthèse sera une version édulcorée des deux, sans engagement ni pour l'un ni pour l'autre.


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C'est cet état tiède de médiocrité que Jésus a rejeté lorsqu'il a dit : « Parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche. » <ref>Apocalypse 3:16.</ref> Et c'est précisément pour cette raison que l'évolution économique de l'humanité selon Marx et Lénine ne peut jamais mener à la conclusion divine : la transcendance de soi selon la loi de l'amour, la Loi de l'Unique, qui contient en elle-même la véritable Trinité — puissance, sagesse et amour — comme la triade de l'être de chaque homme et de chaque femme. <ref>{{SGA-fr}}, pp. 310–12.</ref>
This is the lukewarm state of mediocrity that Jesus spurned when he said, “Because thou art lukewarm, and neither cold nor hot, I will spue thee out of my mouth.<ref>Rev. 3:16.</ref> And this is precisely why the economic evolution of mankind according to Marx and Lenin can never lead to the divine conclusion: self-transcendence according to the law of love, the Law of the One, which self-contains the true Trinity—power, wisdom and love—as the triad of every man and woman’s being.<ref>{{SGA}}, pp. 310–12.</ref>
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== Pour plus d’information ==
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Conférences d'Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie de l'Antéchrist », 8 octobre 1978 ; « La psychologie du socialisme : la religion de la haine, le culte de la mort », 9 octobre 1978 ; et « La psychologie du socialisme : l'instinct de mort », 9 octobre 1978. Disponible sur DVD et album audio « [http://store.summitlighthouse.org/the-seduction-of-socialism-and-the-responsibility-of-freedom-dvdsmp3 (La séduction du socialisme et la responsabilité de la liberté]) » et en version audio sur [http://www.ascendedmasterlibrary.org Ascended Master Library].
Lectures by Elizabeth Clare Prophet, “The Philosophy of Antichrist,” October 8, 1978; “The Psychology of Socialism: The Religion of Hatred, the Cult of Death,” October 9, 1978; and “The Psychology of Socialism: The Death Instinct” October 9, 1978. Available on DVD and audio album ''[http://store.summitlighthouse.org/the-seduction-of-socialism-and-the-responsibility-of-freedom-dvdsmp3 The Seduction of Socialism and the Responsibility of Freedom]'' and in audio from [http://www.ascendedmasterlibrary.org Ascended Master Library].
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== Sources ==
== Sources ==
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Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie de l'Antéchrist », 8 octobre 1978.
Elizabeth Clare Prophet, “The Philosophy of Antichrist,” October 8, 1978.
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{{POB}} (''La voie de la fraternité)'', pp. 101-03.
{{POB}}, pp. 101–03.
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<references />
<references />

Latest revision as of 14:14, 26 February 2026

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Le matérialisme dialectique est le fondement philosophique du communisme dans sa forme moderne. Il s'agit d'une doctrine basée sur l'adaptation par Karl Marx de la dialectique hégélienne à l'étude de l'histoire.

Kant et Hegel

Pendant ses études à l'université de Berlin entre 1836 et 1841, Karl Marx a découvert la dialectique de Platon telle qu'elle avait été interprétée par Emmanuel Kant et Georg Wilhelm Fredrich Hegel. La « dialectique transcendantale » de Kant conduit à la conviction que la religion orthodoxe exige la foi en une doctrine que la raison humaine ne peut justifier. Kant soutenait que Jésus enseignait à l'origine une morale rationnelle, une théologie adaptée à la raison de tous les hommes.

L'antipathie de Kant envers ce qu'il considérait comme de la métaphysique spéculative et les « impératifs hypothétiques » de la foi chrétienne fut initialement acceptée par Hegel, qui rédigea une interprétation de l'Évangile selon l'éthique kantienne. Cependant, deux ou trois ans plus tard, après avoir étudié attentivement la philosophie grecque et s'être penché sur la politique et l'économie modernes, Hegel rejeta Kant. Son point de vue sur les origines du christianisme devint celui d'un historien inspiré par la doctrine du Saint-Esprit.

Pour Hegel, l'esprit de l'homme, sa raison, ne peut être soumis aux limites que Kant lui a imposées. Il croyait que Jésus enseignait la compréhension et l'accomplissement de la loi non pas par le rationalisme kantien, la justification de la loi par l'esprit humain, mais par l'amour de Dieu — comme l'a dit Paul, « l'amour est l'accomplissement de la loi ». [1] Kant croyait que lorsque la raison tentait d'aller au-delà du monde fini des apparences, elle se perdait dans des contradictions insolubles ; tandis que Hegel trouvait dans l'amour une union des contraires, humain et divin, et la transcendance de leur contradiction apparente.

Georg Hegel, portrait par Jakob Schlesinger (1831)

La théorie dialectique de Hegel

Hegel pensait que ce qui rend l'univers intelligible, c'est le fait de le comprendre comme un cycle éternel dans lequel l'Esprit prend conscience de lui-même en tant qu'Esprit. Cette conscience de soi en tant qu'Esprit passe par la logique, à travers la nature, et par l'esprit-Esprit ou « Geist ».[2] Il considérait la logique comme un Esprit pur et positif. Il voyait la nature comme la création négative de l'Esprit, qui porte la marque de son créateur, en d'autres termes, la Matière. Il considérait que l'Esprit apprenait à se connaître lui-même à travers l'Alpha, l'Oméga, la polarité masculine et féminine de l'univers, puis à travers le « Geist », la conscience de soi, l'expression de soi dans l'histoire, la découverte de soi dans l'art, la religion et la philosophie. Ce « Geist » devient alors le Christ Self individuel situé au milieu de l'être Esprit-Matière que vous êtes, ici et maintenant.

Hegel pensait que la pensée suivait toujours le schéma dialectique. Une thèse positive initiale est immédiatement niée par son antithèse. Une réflexion plus approfondie produit une synthèse, qui produit à son tour une antithèse. Le processus se poursuit, mais pas indéfiniment, car il est circulaire. Son aboutissement est l'absolu, le retour de la pensée à la Source ou à l'Esprit.

Hegel explique que la cause de ce processus cyclique réside dans le pouvoir du négatif inhérent à la pensée positive elle-même. C'est ce qu'enseignent les maîtres ascensionnés : l'Alpha contient l'Oméga, l'Esprit contient la Matière, et ils ne font qu'un. La thèse est Dieu le Père, la première polarité de l'être. L'antithèse est Dieu la Mère, qui est contenue dans la thèse. La synthèse des deux est la conscience christique, qui est un point d'individualisation de la flamme divine qui transcende la thèse et l'antithèse précédentes.

L'Enfant Jésus, l'Enfant mâle, fusionnant la lumière d'Alpha et d'Oméga dans chaque incarnation, transcende son prédécesseur — il transcende l'esprit de Dieu à partir duquel il a été créé. Vous avez donc un cosmos en expansion, vous avez un cosmos qui se transcende lui-même, vous avez un Dieu qui se transcende continuellement à travers cet acte même de création. C'est là le véritable cycle dont la dialectique de Marx est une perversion.

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Application de la théorie de Hegel

Le système de Hegel reposait sur des recherches scientifiques, historiques, théologiques et philosophiques. Ses travaux historiques et politiques développent une théorie dialectique qui serait autrement abstraite. Dans son ouvrage « Éléments de la philosophie du droit », Hegel décrit un ordre social et politique qui satisfait à la fois les exigences de la conscience universelle et celles de la conscience individuelle : la liberté sans licence. Selon Hegel, un tel État repose sur la famille et sur la guilde, la coopération de ceux qui exercent un métier particulier. Grâce à la coopération avec les autres, l'individu trouve la satisfaction de ses besoins et reconnaît l'État non pas comme un oppresseur étranger, mais comme le gardien de la paix et de l'ordre. Un tel État, différent de tous ceux qui existaient à l'époque de Hegel, était une monarchie limitée avec un gouvernement parlementaire et des procès devant jury.

La philosophie de l'histoire de Hegel révèle sa conviction que l'histoire est le cheminement de l'humanité vers la connaissance de soi. Il considérait que le but de la civilisation était que l'individu, grâce à son « Geist » (ce que nous appellerions sa conscience christique), parvienne à se connaître lui-même comme Dieu. Selon Hegel, l'histoire est l'accomplissement du dessein de Dieu : la liberté. Le « Geist » est libre par essence. L'Esprit a le libre arbitre. La tâche de ceux d'entre nous qui vivent sur terre est donc de construire des institutions dans lesquelles l'homme peut exprimer cette liberté.

La réinterprétation de Hegel par Marx

Karl Marx est connu comme un néo-hégélien. À l'université de Berlin, où Hegel occupait la chaire de philosophie, Marx fut entraîné dans des querelles spéculatives sur la signification de la dialectique hégélienne complexe. On pourrait dire que Hegel, aussi limité qu'il ait pu être en tant qu'individu, aussi peu accompli qu'il ait pu être, a été utilisé pour exposer une fois de plus le principe fondamental d'une véritable logique de l'esprit christique.

Marx vient alors contester cette théorie et la remettre en question. Marx acceptait la théorie de l'évolution dialectique de Hegel, à une différence fondamentale près. Marx niait l'existence de l'Esprit en tant que thèse initiale, essence de l'antithèse et facteur unificateur de la synthèse. Bien que fasciné par la dialectique hégélienne, Marx était déterminé à la remettre sur ses « pieds ». Marx a traduit la thèse idéaliste de Hegel sur l'Esprit pur en une thèse rationaliste qu'il a appelée « l'homme productif », « homo faber ». « Homo faber » : expression latine signifiant « l'homme qui fabrique ». L'utilisation de ce terme remonte à l'époque romaine. Il est souvent opposé au terme « homo adorans », « l'homme qui adore ». Dans la philosophie judéo-chrétienne, le but ultime de l'homme est d'adorer Dieu ; dans le marxisme, le but de l'homme est défini par ce qu'il produit. Ce terme est en quelque sorte parallèle au concept de « travailleur primitif » (« Homo sapiens ») génétiquement modifié par les Nephilim pour travailler pour les « dieux ».</ref>

Ludwig Feuerbach (1866)

Ludwig Feuerbach

Marx a été fortement influencé par Ludwig Feuerbach, qui voyait dans la philosophie de Hegel quelque chose d'extrêmement révolutionnaire. Feuerbach a accompli une rupture avec la religion, une transition de l'idéalisme au matérialisme. Pour Feuerbach, l'homme est le secret de la religion. Alors que la doctrine traditionnelle soutient que Dieu a créé l'homme à son image, « Feuerbach soutient le contraire : ... l'homme a créé Dieu à son image ». [3]

August Thalheimer décrit ainsi les opinions de Feuerbach : « Il n'existe pas de connaissance suprasensorielle, comme le prétendent la religion et la philosophie... La connaissance du monde n'est possible que sur la base de l'expérience sensorielle. »[4] Par conséquent, toute preuve doit être existentielle, expérimentale — elle doit provenir des cinq sens. C'est là un déni total de la faculté de conscience christique et des sens de l'âme dont disposent les fils et les filles de Dieu. Et pourtant, cette méthode empirique nous est imposée aujourd'hui, en particulier dans nos universités et nos collèges. On nous enseigne que c'est la seule façon de penser, la seule façon de tirer des conclusions dans le domaine scientifique, religieux ou dans tout autre domaine.

Dans « L'essence du christianisme », Feuerbach soutenait que, bien que Hegel ait découvert que l'homme était Dieu dans un état dialectique de devenir, il n'avait pas franchi l'étape logique suivante en concluant que Dieu est l'homme : « homo homini deus est » (« l'homme est Dieu pour l'homme »), c'est-à-dire que l'homme impose l'idée de Dieu à tout ce qui est le plus sublime dans l'humanité. Feuerbach pensait que le christianisme aliénait l'homme en le privant de son énergie politique. Il considérait l'homme comme un animal politique qui crée son Dieu, ses figures qui sont les leaders mondiaux, et les vénère. Et en fait, si l'homme a créé Dieu, alors il est évident que l'homme doit être Dieu.

Thèse et antithèse de Marx

Avec l'homme productif comme thèse rationaliste, Marx a développé une antithèse rationaliste. En niant l'Esprit inhérent que Hegel trouvait dans la nature, Marx a fait de la nature humaine l'antithèse de l'homme productif. La nature humaine créée par la volonté rationnelle n'obéit qu'aux lois dites rationnelles (par opposition à la loi apparemment irrationnelle de l'amour).

Marx percevait l'interaction entre sa thèse et son antithèse comme une lutte des classes illimitée. Sa synthèse n'est pas la transcendance hégélienne. Il ne voit pas l'Esprit se transcender lui-même, devenant de plus en plus divin. Il voit la synthèse comme la mort et la destruction. Et c'est là que les déchu ont décidé d'emmener les cycles de la Trinité : pour pervertir ses cycles et créer non pas la vie éternelle, ni l'ascension, mais la mort.

Marx a proposé que le progrès social ne peut être atteint que par le conflit entre l'ancien et le nouveau système et que la lutte des classes est le grand moteur de l'histoire.[5] La force négative que Hegel considérait comme inhérente à la force positive et comme la cause de son progrès cyclique, Marx l'identifiait dans le système social comme le germe de sa propre destruction — des réformes qui, idéalement, agissent comme un corps étranger au sein d'un système existant pour accélérer sa mort. Le progrès est entravé par des réformes limitées qui réduisent prématurément les tensions.

Pour Marx, la violence est le prix à payer pour le progrès. En d'autres termes, les maux de la société ne doivent pas être éliminés et détruits. Ils sont considérés comme l'antithèse de la thèse, une partie très nécessaire du processus. Il a donc proposé que nous laissions le mal se développer au point de détruire toute la société. En d'autres termes, nous avons besoin des conditions de décadence, de corruption, de destruction, de violence et de terreur pour faire évoluer la société vers le mieux. [6]

La théorie du matérialisme dialectique de Marx a inspiré des générations de révolutionnaires depuis son époque, entraînant la perte de dizaines de millions de vies. Vladimir Lénine, leader de la Révolution russe, s'adressant aux troupes de l'Armée rouge sur la place Sverdlov, à Moscou, le 5 mai 1920.

Lutte des classes

Marx distinguait cinq formes économiques ou modes de production : communautaire primitive, esclavagiste, féodale, capitaliste et socialiste.

Dans le premier cas, les moyens de production sont la propriété de la société. Dans le deuxième, ils appartiennent au propriétaire des esclaves. Dans le troisième, le seigneur féodal en est partiellement propriétaire, tandis que ses hommes possèdent quelques biens. Dans le quatrième, le capitaliste est propriétaire des moyens de production, mais pas de ses hommes. Il ne peut plus disposer de ses ouvriers comme bon lui semble, bien qu'ils soient contraints de travailler pour lui. Dans le cinquième stade, qui n'existe pas encore, les travailleurs eux-mêmes seront propriétaires des moyens de production et, avec l'abolition des contradictions inhérentes au capitalisme, la production atteindra son plein développement. Du point de vue tant de la production que de la liberté, chacun de ces stades représente un progrès par rapport au précédent, conformément au principe dialectique selon lequel chaque nouveau stade reprend tout ce qui avait de la valeur dans celui qu'il a nié.

Marx considérait que chaque étape du progrès social était représentée par une classe sociale distincte : le féodalisme par la noblesse, le capitalisme par les entrepreneurs, qu'il appelait la « bourgeoisie »[7] ; le socialisme par les travailleurs, le prolétariat. [8] Marx soutenait que la victoire de la nouvelle classe ne pouvait être limitée par une démocratie qui substitue les bulletins de vote aux balles et exige le respect des droits inaliénables.

Dans la lutte des classes dont Marx fut témoin après la révolution industrielle, il professait une sympathie extrême pour les masses laborieuses blessées et insultées. Cette sympathie pour les opprimés caractérise toute sa philosophie. Elle trouve son origine dans la sympathie du Diable pour lui-même : « Ayez pitié de moi. J'ai été chassé du paradis. Dieu m'a refusé sa lumière, son pain, son énergie, sa conscience ; donnez-moi maintenant ce que Dieu m'a refusé. »

Cela ne signifie pas que les fils et les filles de Dieu n'éprouvent pas une compassion profonde pour ceux qui sont démunis, ceux qui sont pauvres en esprit. Mais éprouver de la pitié pour ceux qui ne gagnent pas par la voie de l'initiation ce qu'ils ont le droit de gagner est l'émotion qui s'insinue et engendre la ferveur du communisme mondial — la sympathie pour les déchus.

Marx a proposé que la répression violente des capitalistes par les travailleurs aboutirait finalement à la dictature du prolétariat, la classe ouvrière. Cette synthèse marxiste est un système économique inanimé dans lequel la technologie est utilisée pour obtenir un contrôle croissant sur la nature. La synthèse hégélienne, « Geist », est remplacée dans le système de Marx par le simple esprit, l'esprit mécanisé. L'homme mécanisé est le but du matérialisme dialectique. La synthèse de Marx, selon la loi dialectique, devrait ramener l'homme à la thèse, c'est-à-dire à l'homme dit productif. En chemin, il ne produit pas la transcendance, mais la mort et la destruction.

Rappelant l'éthique feuerbachienne, le déterminisme économique de Marx ou l'interprétation économique de l'histoire suppose que la religion, le patriotisme et tous les autres sentiments dits idéalistes sont le produit des conditions économiques et de leur effet sur l'esprit humain, c'est-à-dire que l'esprit est la création de la matière. Marx estimait que l'histoire était de son côté, qu'elle était prédéterminée, et cette prédestination sans Dieu se réduisait simplement à l'interaction de ces forces dans la société, sans esprit dirigeant, qu'il s'agisse de l'esprit de Dieu ou de l'esprit du peuple.

Prédestination

La Grande Fraternité Blanche nous enseigne qu'il n'y a pas de prédestination, car Dieu a donné le libre arbitre. Cela signifie qu'il n'y a pas de prédestination des âges d'or, des âges sombres ou du cours de l'histoire. Nous ne sommes pas des robots, des êtres mécaniques soumis à un déterminisme économique mécanique. Nous sommes des êtres libres de Dieu, avec une flamme dans le cœur, destinés à être libres d'appliquer les lois d'un cosmos qui soutiennent toutes la liberté individuelle.

Au sens absolu, Dieu ne réduit jamais l'homme à l'esclavage afin de le conduire vers une liberté future. Mais au sens relatif, l'homme s'y réduit lui-même par les lois de limitation qu'il s'impose à lui-même. Et ce n'est pas parce que l'homme s'est réduit lui-même à l'esclavage que nous pouvons conclure que, selon le matérialisme dialectique, il évoluera hors de l'esclavage par le déterminisme économique. C'est impossible. L'homme évolue hors de l'esclavage grâce au Christ, grâce à cette libération de l'âme qui est une explosion de conscience, qui est l'élévation de ce Christ dans le temple de l'être ; c'est-à-dire en confessant qu'il est venu dans la chair dans ce temple.

Nous pouvons clairement voir que l'histoire a suivi ces étapes. Mais cela ne s'est pas produit selon l'interprétation de Marx. Cette évolution est le résultat du karma, le karma de l'ignorance de la loi du Christ individuel. Il n'était pas nécessaire de passer par ces étapes. Elles n'étaient pas dépendantes les unes des autres. Elles ne sont pas issues de cette dialectique. Elles sont issues du fait que, petit à petit, étape par étape, l'individu développait une conscience christique et acquérait ainsi une compréhension de plus en plus grande de la loi économique énoncée par Jésus-Christ et du flux de la vie abondante. [9] Et nous en arrivons au principe suprême de cette vie abondante dans la relation gourou-chela dans le système de libre entreprise. Il s'agit de l'évolution de la conscience christique à travers les cycles de l'Alpha et de l'Oméga, comme thèse, antithèse et synthèse du Christ en nous.

Marx utilise sa théorie pour justifier que le socialisme est la prochaine étape du déterminisme économique. Ce n'est pas le cas. Le socialisme est et a toujours été l'état déchu de l'homme et de la femme. Et avec cette logique, les déchus tentent de nous priver des fondements de l'économie de l'âge d'or et de nous ramener à la forme de vie la plus primitive sur terre. Le socialisme n'est pas né dans les années 1850. Il existe depuis des millénaires sous la forme d'un mensonge subtil au sein de l'être individuel.

Le problème du matérialisme

L'interprétation économique de l'histoire par Marx, qu'il appelait « matérialisme historique », repose sur son interprétation de la dialectique, qu'il appelait donc matérialisme dialectique. Il était convaincu que les processus sociaux et historiques suivaient la loi du matérialisme dialectique, qu'il considérait comme tout aussi universelle que les lois de la physique et de la chimie.

cGuidée par cette loi, l'humanité, disait-il, parviendrait à une société utopique. Marx lui-même savait qu'une société utopique était inaccessible, mais il utilisa ce concept pour perpétuer une lutte des classes sans fin et la révolution socialiste qui détruisait les sociétés, les corps, les âmes et les esprits par le meurtre, la guerre et le terrorisme.

En fait, ce que Marx a dit et ce qu'il croyait derrière ses paroles sont deux courants de pensée différents. Nous considérons le matérialisme dialectique comme un ensemble, une justification et une logique auxquels, en fin de compte, Marx lui-même ne croit pas fondamentalement. Il le présente comme ce qui fera progresser le bien humain suprême. C'est un mensonge. C'est un appât pour les enfants de Dieu. Il sait au plus profond de son être que cela mène à la mort.

Ceux qui ont été à l'origine de la manifestation du matérialisme dialectique connaissaient exactement la fin dès le début : la destruction et la mort des âmes des fils et des filles de Dieu. Certains le savent consciemment, d'autres le savent inconsciemment. Certains sont des instruments, d'autres sont les auteurs du mensonge.

Des millions et des millions de communistes aujourd'hui, dont beaucoup sont des enfants de la lumière, croient à l'inévitabilité des conclusions logiques de ce qui n'est qu'une simple théorie. Il n'a jamais été prouvé que cela soit vrai ou que cela fonctionne. C'est un mensonge complet et une perversion des cycles de la Trinité.

Le point de vue de la Confrérie

Le matérialisme dialectique n'est en soi pas valable selon les enseignements de la Fraternité, car il fonde les séquences de cause à effet dans la société sur les phases de la conscience humaine, la réaction des nouvelles phases aux anciennes, puis un mélange des deux produisant un nouveau produit qui reste la conscience humaine. En fait, il s'agit d'un matérialisme diabolique, car il néglige la définition de la Matière en tant que Mère, et l'alchimie de la Mère dans la civilisation en tant que réalisation maternelle de la flamme divine par les fils et les filles du Très-Haut.

Lorsque vous réalisez la plénitude de la flamme de la Mère, vous disposez de tous les attributs de la civilisation, de la Matière, la cristallisation de la flamme divine. Le matérialisme sans la Mère est anti-Mère, anti-Matière.

Le matérialisme dialectique considère la vie comme une évolution humaine, au lieu de voir qu'il existe des causes internes derrière les manifestations externes. Il existe la loi de la Cause Première (votre propre grand corps causal, votre propre JE SUIS CE QUE JE SUIS), qui met en mouvement le Verbe, le Christ individuel qui doit s'incarner dans les fils et les filles de Dieu à travers la grande synthèse de la flamme de la Mère. Il existe également la loi des causes secondaires mises en mouvement par le libre arbitre de l'homme. Les causes secondaires sont les expressions du libre arbitre de l'âme une fois qu'elle est descendue.

La Cause première, qui est le karma de Dieu (la « cause » du « rayon » dans la « manifestation »), est la descente de l'âme dotée du libre arbitre. Sous cette Cause Première, obéissant à cette volonté, imprégnés de cette sagesse, remplis de cet amour du Saint-Esprit, nous pouvons manifester la maîtrise divine. En désobéissant à celle-ci, en entrant dans l'ignorance de la Loi et dans la synthèse anti-amour, nous établissons des causes secondaires.

Les causes secondaires sont temporairement réelles. Elles sont réelles parce que nous les entretenons par notre libre arbitre, mais elles sont irréelles au sens absolu et nous ne leur accordons donc pas Pouvoir, sagesse ou amour. Nous ne leur donnons pas d'énergie. Nous les coupons de la vigne de la vie et les jetons dans la fournaise ardente où appartient l'ivraie.

Ce qui est vrai pour l'individu l'est aussi pour la civilisation. Il y a une cause première : les civilisations de l'âge d'or, le gouvernement divin et l'économie de l'âge d'or. Il y a des séquences de causes et d'effets secondaires : le karma de la société et de la civilisation qui ne sont pas fondés sur le Rocher du Christ.

La loi du karma que nous avons mise en mouvement n'a pas de conclusion inévitable, mais seulement le processus perpétuel de résolution par la loi de l'amour et son feu sacré transmutateur. Les agents de cette transmutation sont toujours le Verbe fait chair et le baptême de feu du Saint-Esprit. Ce processus se poursuit jusqu'à ce que l'Absolu soit atteint, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'âme soit libérée de toutes les séquences de cause à effet — dialectiques, didactiques ou matérialistes — par l'intégration avec la Loi de l'Un ou le JE SUIS CELUI QUI SUIS.

Commentaire de Saint Germain sur la philosophie marxiste

Saint Germain commente les erreurs fondamentales de la philosophie de Marx :

Certains d'entre vous savent que l'étude de la relation entre les contraires dans les plans de la relativité se reflète dans la dialectique du philosophe allemand du XIXe siècle Georg Hegel, qui a théorisé que le processus de pensée de l'homme et tous les changements historiques résultent de l'interaction de trois éléments : thèse, antithèse et synthèse. Selon cet observateur des forces de la vie, chaque thèse génère son contraire, ou antithèse, et l'interaction des deux produit une synthèse qui transcende les deux. La synthèse qui en résulte devient à son tour une nouvelle thèse, et l'ensemble du processus se répète encore et encore.

Ainsi, dans la dialectique hégélienne, tout progrès résulte du conflit inévitable entre des forces opposées — un principe que Karl Marx a bouleversé dans son « matérialisme dialectique », où il a remplacé l'idéalisme de Hegel par le matérialisme économique. Alors que Hegel soutenait la valeur de l'État et voyait dans le processus dialectique le déploiement du principe spirituel, Marx a qualifié l'État de mécanisme d'exploitation et a affirmé que tout progrès résulte de conflits impliquant les moyens de production économiques.

Vous qui comprenez que le principe fondamental des enseignements des maîtres ascensionnés est la Loi de l'Un, vous ne tenez pas toujours compte de cette loi de relativité qui régit le bien et le mal relatifs, telle qu'elle est perçue par les psychologues, les scientifiques et les philosophes mondains. De plus, dans le monde de maya, où le bien et le mal sont toujours « relativement » opposés, nous devons également tenir compte de la qualification négative erronée des Absolus de Puissance, de Sagesse et d'Amour dont nous avons parlé. Nous aborderons donc à la fois les équations humaines et divines.

La Loi de l'Un, fondée sur l'unité de l'Être, fonctionne également dans le cadre de la raison humaine et des événements humains et, lorsqu'elle accomplit son cycle dans l'expérience individuelle, elle soutient la Vérité et expose l'erreur.

Mais dans la perception humaine « à deux yeux » du monde acquise après le départ de la connaissance de soi édénique dans et en tant qu'Unique — lorsque la vision du monde de l'homme et de la femme n'était plus unique dans l'œil immaculé et omniscient de Dieu, mais identique à celle de la bande d'anges déchus séducteurs appelés serpents — il y avait inévitablement deux côtés à chaque équation humaine, avec le pendule oscillant entre chaud et froid, gauche/droite, toujours prêt à se produire.

Il n'en va pas de même dans l'équation divine. Ici, la véritable polarité divine de l'Alpha et de l'Oméga, le plus/moins de la divinité et de chaque membre de la Trinité, sont les contreparties masculines/féminines de l'Être. Elles sont complémentaires, et non opposées, accomplissant toujours la Loi de l'Un en tant que Tout divin. Mais dans la condition humaine, tout comme il existe un pôle positif, il existe également un pôle négatif dans une situation donnée. Ce sont des forces opposées, rivales par nature et mutuellement destructrices. Par exemple, si la thèse est l'amour humain, son antithèse sera une forme d'opposé polaire de l'amour : la haine humaine, la peur, la suspicion ou même une légère aversion. Leur synthèse sera une version édulcorée des deux, sans engagement ni pour l'un ni pour l'autre.

C'est cet état tiède de médiocrité que Jésus a rejeté lorsqu'il a dit : « Parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche. » [10] Et c'est précisément pour cette raison que l'évolution économique de l'humanité selon Marx et Lénine ne peut jamais mener à la conclusion divine : la transcendance de soi selon la loi de l'amour, la Loi de l'Unique, qui contient en elle-même la véritable Trinité — puissance, sagesse et amour — comme la triade de l'être de chaque homme et de chaque femme. [11]

Voir aussi

Socialisme

Communisme

Karl Marx

Pour plus d’information

Conférences d'Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie de l'Antéchrist », 8 octobre 1978 ; « La psychologie du socialisme : la religion de la haine, le culte de la mort », 9 octobre 1978 ; et « La psychologie du socialisme : l'instinct de mort », 9 octobre 1978. Disponible sur DVD et album audio « (La séduction du socialisme et la responsabilité de la liberté) » et en version audio sur Ascended Master Library.

Sources

Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie de l'Antéchrist », 8 octobre 1978.

Mark L. Prophet and Elizabeth Clare Prophet, The Path of Brotherhood (La voie de la fraternité), pp. 101-03.

  1. Rom. 13:8-10.
  2. Hegel utilisait le mot « Geist » pour décrire un principe central de sa philosophie. Ce mot est l'origine étymologique du mot « ghost » (fantôme), mais ce terme a perdu une grande partie de son sens original en anglais. Les mots analogues dans d'autres langues sont le grec « pneuma », le latin « spiritus » et le sanskrit « prana ». On retrouve un élément de la portée du sens original en anglais dans le terme « Holy Ghost » (Saint-Esprit). « Geist » peut être traduit par « conscience », « esprit » ou « Esprit ». L'utilisation de ce terme par Hegel témoigne de son éloignement du rationalisme athée.
  3. August Thalheimer, "Introduction to Dialectical Materialism" (« Introduction au matérialisme dialectique »), partie 7, « Hegel et Feuerbach ». www.marxists.org/archive/thalheimer/works/dimat/07.htm.
  4. Ibid.
  5. « L'histoire de toutes les sociétés qui ont existé jusqu'à présent est l'histoire des luttes de classes », Manifeste du Parti communiste (1848), section 1, paragraphe 1.
  6. L'un des mensonges fondamentaux des êtres déchus est que le bien et le mal sont en polarité. Ce n'est pas vrai. L'esprit et la matière, le père et la mère sont en polarité. Le bien et le mal ne sont pas en polarité : le mal est irréel, le bien est réel. En réalité, le mal n'est pas nécessaire à l'expansion du bien, un principe démontré dans les âges d'or qui ont fleuri sur terre avant la chute de l'homme et l'entrée du mal dans le monde.
  7. Le mot « bourgeoisie » est un mot français qui désignait à l'origine les habitants d'une ville, par opposition aux paysans qui vivaient dans les zones rurales. Il a ensuite été utilisé comme terme juridique pour désigner ceux qui jouissaient des droits civiques et politiques dans une ville. Il s'agissait souvent de marchands, d'artisans et de chefs d'entreprise. Les révolutions des XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l'ascendant de la bourgeoisie sur la noblesse qui avait régné au cours des siècles précédents. Marx avait un grand mépris pour la bourgeoisie, et le mot est devenu péjoratif pour désigner la classe moyenne.
  8. « Prolétariat » : (français) du latin « proletarius », « producteurs de progéniture ». Le terme était utilisé dans la Rome antique pour désigner les affranchis pauvres, notamment les artisans et les petits commerçants, le rang le plus bas parmi les citoyens romains, dont la principale contribution à l'État était leur progéniture (« proles »). Dans la philosophie marxiste, le terme est utilisé pour désigner ceux qui ne possèdent ni capital ni moyens de production et qui gagnent leur vie en vendant leur travail.
  9. Voir la conférence d'Elizabeth Clare Prophet, « La philosophie économique de Jésus-Christ », 6 octobre 1978, disponible sur DVD et album audio the-seduction-of-socialism-and-the-responsibility-of-freedom-dvdsmp3 (La séduction du socialisme et la responsabilité de la liberté) et en version audio sur Ascended Master Library.
  10. Apocalypse 3:16.
  11. Mark L. Prophet et Elizabeth Clare Prophet, L’alchimie selon Saint-Germain, pp. 310–12.